Les Pouilles 2026

30 août 2026

Nous quittons Choëx avec le beau temps. En roulant un dimanche nous n’aurons pas les camions. Nous avons déjà eu l’occasion de passer le col du Simplon à plusieurs reprises alors aujourd’hui nous choisissons l’option de mettre le camper sur le train de Brig à Iselle. La descente vers le sud se déroule dans un trafic fluide sur l’itinéraire Milan, Parme, Modene, Bologne pour arriver vers 18h00 à l’étape du jour : Cattolica. Le temps de décharger les vélos et nous partons découvrir cette ville très balnéaire ! Nous nous offrons la première gelato que nous savourons en essayant de compter les nombreux parasols alignés au cordon. Sur le chemin du retour nous faisons un crochet par le monument à voir à Cattolica : la Fontana delle Sirene. Elle fut commandée au sculpteur Giuseppe Casalini (1887 – 1957) avec pour seul but d’embellir la place. Aujourd’hui elle reste l’un des principaux symboles de la ville. Après souper nous allons nous coucher en espérant ne pas trop souffrir de la température annoncée à 20 degrés au plus frais de la nuit !

Parasols à perte de vue
La Fontana delle Sirene
Les rues piétonnes commerçantes

31 août 2026

A 08h30 nous nous mettons en route. Malgré un trafic poids lourds assez dense, le flux de véhicules reste fluide. Les 3/4 du trajet se font sur autoroute via Ancona, S. Benedetto del Toronto, Pescara. A Lesina nous quittons l’autoroute pour suivre un bel itinéraire entre la mer et les lacs Lesina et L. di Varano. A 13h00 nous nous arrêtons pour dîner sur la magnifique plage de Lido di Torre Mileto. Un bon capucino et nous poursuivons jusqu’à l’objectif du jour : Vieste. Nous trouvons un emplacement à notre convenance et si proche de la plage que nous ne résistons pas à un plongeon dans une eau à 30 degrés ! Rafraîchis, nous enfourchons nos bicyclettes pour une balade apéritive dans les rues piétonnes de Vieste. En soupant nous esquissons le programme de demain et allons nous coucher.

Lido di Torre Mileto
Capucino à l’ombre d’un parasol
Le rocher emblématique de Vieste
Les petites ruelles du vieux Vieste

01 septembre 2026

Après deux jours passés sur la route pour rallier la région des Pouilles, aujourd’hui c’est avec nos vélos que nous partons découvrir le littoral de Vieste à Peschici. A l’aller nous suivons la route du littoral. Nous ne l’aurions certainement pas parcourue en juillet et août vu le nombre incalculable de résidences de vacances qu’elle dessert ! A cela s’ajoute encore quelques plages publiques accessibles à pied seulement depuis le bord de la route. Vu du port, le village de Peschici semble perché au sommet d’un rocher. Après un bon pic-nic et un capucino bu en compagnie d’un sympathique couple belge visiblement en manque de parler français, nous tentons un autre itinéraire pour le retour. Après une bonne montée c’est la récompense !!! Un magnifique chemin caillouteux au cœur d’une forêt avec parfois un dégagement sur la mer. Après cette balade, se rafraîchir par un bon bain de mer est presque impératif ! Cette baignade nous redonne l’énergie pour une petite balade dans les ruelles animées de Vieste où nous concluons cette belle journée en dégustant une délicieuse pizza.

Vieste
Trabuco (structure de pêche)
Champ d’oliviers
Petite plage publique
Peschici vu du port

02 septembre 2026

Hier nous avons exploré le littoral nord de Vieste côté terre. Aujourd’hui nous explorons le littoral sud de Vieste mais côté mer. C’est un incontournable dans la région : découvrir les grottes marines qui perforent les hautes falaises blanches et accoster sur l’une des nombreuses criques sauvages pour une baignade dans un cadre de rêve !! De retour au port nous passons par les boutiques du centre ville repérées la veille. Après le repas, la chaleur nous recommande une sieste et baignade. Quelques activités plus techniques nous occuperons cette fin de journée. En mangeant nous préparons notre déplacement de demain sur Bari.

Trabuco
La voûte à l’intérieur de la grotte
Vieste vue de la mer
Scala dell’amore Vieste

03 septembre 2026

Un peu à regret pour sa plage, nous quittons Vieste à 08h30. Le tracé de la première heure nous a beaucoup fait penser aux routes corses, vallonnées, sinueuses et surplombant la mer. Pour la suite c’était assez roulant et nous atteignons Bari à la mi-journée. Après l’installation et la préparation des vélos nous dînons d’une délicieuse foccacia achetée en chemin et partons pour une visite de Bari. Si elle compte 320’000 habitants, la vieille ville nous semble bien petite mais tellement belle. Nous commençons par une visite de la cathédrale de Bari avec cette particularité de sa rosace en façade qui, le 21 juin de chaque année illumine une rosace dessinée au sol. L’architecture de la crypte impressionne lorsque l’on sait que la construction de l’édifice a commencé en 1087 Le site archéologique découvert dans les sous-sols nous en apprend beaucoup sur la civilisation romaine. Nous visitons aussi la Basilique Saint Nicolas protecteur des enfants et des plus faibles, sa crypte où reposent les reliques de Saint Nicolas. Nous contournons l’imposant Castello Normanno Svevo élevé par Roger le Normand en 1131 et pénétrons dans les ruelles de la Bari Vecchia, San Sabino et San Nicola où règne l’ambiance italienne. Les Piazza Mercantile, del Ferrarese et San Pietro invitent à s’y arrêter en terrasse pour savourer une boisson fraîche sous cette chaleur encore bien présente en ce début septembre. Nous terminons notre visite par l’agréable promenade de la Via Venezia, longeant les remparts de la vieille ville et offrant une jolie vue sur la mer. Avant de rentrer nous nous rendons encore à la Via Sparano Da Bari, principale rue commerçante du Murattiano. Une vingtaine de minutes de vélo et nous voilà de retour au camper pour nous coucher !

Basilica di San Nicola
Sa rosace
Sa crypte
Castello Normanno Svevo
Ruelle de la Bari Vecchia
Piazza del Ferrarese
Via Venezia
Via Sparano Da Bari

04 septembre 2026

Un café et nous nous mettons en route pour la première destination du jour : Polignano a Mare. Les premières traces de présence humaine remontent au Néolithique. Puis le site est fondé comme une colonie grecque au IV siècle avant JC. Sous la période romaine la ville devient un port clé entre Rome et Brindisi. Aujourd’hui c’est un village très prisé des touristes. Perché sur les hauts d’une falaise, elle surplombe une crique faisant penser à Bonifacio. Nous nous déplaçons ensuite à Monopoli. C’est un site riche en histoire qui commence à l’âge de bronze, elle passe sous le contrôle de Rome, au haut moyen âge elle se fortifie et devient un port stratégique, au XVème siècle elle passe sous la domination Venitienne, au XVIème siècle l’empereur Charles Quint ordonne la construction d’un monumental château pour protéger la cité des incursions turques et au XVIIIème siècle, la richesse du négoce permet de transformer de nombreux édifices marquant le centre historique de superbes décors baroques. Comme Polignano, c’est aujourd’hui une incontournable attraction touristique. A 16h30 nous sonnons au portail d’entrée de chez Marie-Christine, cousine de Christine. Nous sommes accueillis dans une magnifique propriété comprenant trois villas. Nous pouvons profiter de la magnifique piscine à débordement. Nous terminons cette journée par un excellent restaurant au cœur du centre historique de Martina Franca où règne une ambiance de fête de la musique !

Promenade en bord de mer
Les paroles d’une célèbre chanson suspendues
La plage de Polignano a Mare
Polignano a Mare
Centre historique de Monopoli
Le port de Monopoli
Le fort Charles Quint
Monopoli vue de la mer
Villa de Marie-Christine
Piscine à débordement
Marie-Christine, son petit-fils et sa compagne

05 septembre 2026

Après avoir pris le petit déjeuner avec la délicieuse confiture de figues de Marie-Christine, nous nous rendons en voiture à Alberobello. On peut y voir là bas une concentration de près de mille trullis. Ce sont des habitations traditionnelles en pierres sèches au toit conique, typiques de la région et plus particulièrement de la vallée d’Itria. Le trullo est un bâtiment rural, il s’agit d’une cabane aux murs et à la coupole en pierres sèches abritant une cellule à usage d’habitation. Le concept est repris dans la rénovation de villas d’habitation comme celle de Noël. Les tous premiers trullis remontent à la période préhistorique. En deuxième partie d’après midi nous revenons sur Martina Franca pour déambuler dans les rues du centre historique. Des habitants de Tarente ont fui au Moyen Âge les incursions sarrasines pour se réfugier sur le Mont San Martino. Elle doit son nom à sa dévotion à Saint Martin de Tours et aux franchises fiscales accordées par ses princes. A 17h00 nous sommes de retour et nous allons profiter de la piscine et des derniers rayons de soleil.

Chiesa Parrocchiale di Sant’Antonio de Padova réalisée en trulli
Villa de Noël
Piazza Plebiscito à Martina Franca
Basilique San Martino à Martina Franca

06 septembre 2026

Il est 08h00, mais à l’exception des deux petits chiens de Marie-Christine tout le monde dort encore. Alors je traverse la propriété et je commence ma journée par un passage par la piscine. A 09h30 nous empruntons la voiture de Marie-Christine une nouvelle fois et partons à la découverte des environs de Martina Franca. Nous faisons une première halte au village de Cisternino. C’est un dimanche matin encore bien calme avec les premiers marchands qui installent leurs échoppes et les quelques plus matinaux habitants et touristes. Elle fut fondée à l’époque messianique par Sturnoi un compagnon de Diomède. Puis elle devint romaine sous le nom de Sturninum avant d’être détruite par Hannibal en 216 av. J-C. Le tissu urbain actuel s’est tissé à l’époque médiévale. C’est aujourd’hui un modèle d’architecture spontanée et vernaculaire caractérisée par ses maisons blanchies à la chaux, ses ruelles en labyrinthe et ses cours intérieures. Il est intégré aujourd’hui aux plus beaux villages d’Italie. Nous quittons Cisternino pour les grottes de Castellana. Un tout autre décor nous y attend dès que les premières marches nous font pénétrer dans les entrailles de la terre ! Leur formation remonte à environ 90 millions d’années. A l’origine, totalement immergées par une mer ancienne, des accumulations de restes de mollusques et de végétation ont créé de profondes couches calcaires. Sur 1.5 km et jusqu’à 280 mètres sous terre, nous traversons d’immenses chambres souterraines où stalactites et stalacmites forment des statues et des monuments divers (animaux, tour de Pise etc…). Des 15 degrés constants dans les grottes, nous retrouvons les 30 degrés de la surface pour rentrer à Martina Franca. Le saut dans la piscine est bienvenu ! Dès demain nos chemins de séparent. Nous concluons notre très agréable étape à Martina Franca par un bon repas au restaurant.

Énorme stalacmite faisant penser à la Tour de Pise

07 septembre 2026

A 10h00 nous prenons congé de Marie-Christine. Nous nous arrêtons au premier supermarché pour faire quelques courses. Nous roulons pour Ceglie Messapica jugée stratégique pour les programmes d’aujourd’hui et de demain. Si l’adresse existe sur la carte, nous ne trouvons rien sur place !! C’est finalement à Ostuni que nous passerons la nuit. Une fois installés, une navette nous amène au centre historique d’Ostuni. Comme les villes et villages déjà visités, l’histoire commence avec les Messapiens. Elle se poursuit avec l’époque romaine jusqu’à sa destruction par Hannibal. Au Moyen Âge elle subit l’invasion des Ostrogoths, des Lombards, des Sarrasins et des Byzantins. Sous la renaissance c’est l’âge d’or sous le règne d’Isabelle d’Aragon. C’est aujourd’hui un village très touristique construit sur une butte dominant la vallée d’Itria. La tradition de peindre les maisons en blanc remonte au Moyen Âge, pour rendre les ruelles lumineuses et désinfecter les habitations pour les protéger de la propagation de la peste. Après souper nous ne tardons pas à nous coucher, demain nous attend une bonne journée de vélo !

Monumento ai Caduti
Piazza della Libertà
Cathédrale Santa Maria Assunta
Le palais épiscopal
La promenade extérieure au pied des fortifications
Ostuni

08 septembre 2026

J’ai découvert dans la région plusieurs pistes cyclables. La première, la Via Ellenica, doit nous amener à Ceglie. Elle existe bien sur des plans mais est introuvable sur le terrain. Finalement, arrêtés devant un portail fermé, il nous faut improviser un nouvel itinéraire ! Une petite pause et un passage à l’office du tourisme de Ceglie et nous nous rendons au départ de la Véloroute de l’aqueduc des Pouilles à 7 km. Enfin nous nous trouvons sur la plus belle partie de piste longeant cet ouvrage des plus grands et des plus complexes réalisation d’ingénierie hydraulique d’Europe. Il a été construit entre 1906 et 1939 pour résoudre la grave pénurie d’eau de la région. Sur près de 20 km nous traversons plusieurs ponts- canaux au milieu d’une nature au passé rural, en témoignent les nombreux trulli. Nous nous restaurons dans le joli centre historique de Locorotondo. A15h30 nous entamons le chemin du retour et c’est avec environ 80 km dans les jambes que nous retrouvons notre camper vers 18h00. Ça n’est pas encore ce soir que je vais jouer aux cartes !

Ceglie Messapica
Une de ses rues piétonnes du centre historique
Un petit pont-canal
Le plus grand pont-canal
Chiesa Madre Di San Giorgio Martire Locorotondo
Une des rues piétonnes du centre historique de Locorotondo

09 septembre 2026

Ces derniers jours nous avons bien exploré l’arrière pays et les alentours de Martina Franca. Aujourd’hui nous poursuivons notre route direction sud-ouest et retrouvons le bord de mer pour une étape à Specchiolla. Le temps de nous équiper et c’est avec nos vélos que nous nous enfonçons dans la reserva naturale di Torre Guaceto. En 1970, à l’initiative de la marquise Luisa Romanazzi Carducci le site est décrété zone de protection de la nature et des espèces. A l’extrémité sud de la réserve on peut voir la tour côtière aragonaise Torre Guaceto, structure militaire défensive construite en 1567 et faisant partie du système défensif des tours côtières du royaume de Naples. Quelques baigneurs doivent apprécier le décor et la tranquillité loin des plages bondées. Sur le retour nous cédons la priorité à une tortue ! Nous profitons de cette fin de journée pour nous prélasser sur la plage et sur les bords de la piscine. Au repas du soir, Christine nous prépare de délicieuses orecchiette.

Pédaler sur le sable c’est compliqué !
Torre Guaceto

10 septembre 2026

Nous reprenons notre descente vers le sud par une première étape à Brindisi. Depuis deux millénaires on embarque et débarque à Brindisi depuis la Grèce, les Balkans et l’Orient. Quelques monuments rappellent ce long passé comme notamment la colonne romane, emblème de la ville depuis le XIVème siècle où encore le castello Svevo, construit aux alentours de 1227 et occupé aujourd’hui par le siège du centre de commandement de la marine de guerre. Une petite collation sur une charmante petite place du centre historique et nous reprenons la route pour Lecce. Nous trouvons une place à proximité du centre historique et pénétrons dans la vieille ville par la Porte de Napoli. Le buste d’Antonio Panzera (1825-1886) attire mon attention. Ce doit être l’homme politique le moins décrié. En effet, une majorité d’électeurs le portent à la mairie et ne seront jamais déçus de son action, il est mort juste avant que son élection soit officiellement annoncée ! Lecce n’usurpe pas sa réputation de Florence du baroque. Nous sommes particulièrement impressionnés par les imposants bâtiments encerclant la Piazza del Duomo. Nous ne comptons plus le nombre de seuils d’églises que nous avons franchis. Le développement urbanistique du centre historique est resté très respectueux de toutes les époques qui l’ont façonné. Dès 18h00, les ruelles et places de cette ville aujourd’hui très estudiantine, s’animent comme si avec le couché du soleil tout le monde se mettait à sortir. Dans une circulation dense, nous quittons Lecce pour rallier un emplacement pour la nuit à une dizaine de kilomètres. Deux chats peu farouches nous ont réservé la place !

Brindisi
Colonne romaine érigée au IIème siècle av JC
Monument aux marins d’Italie érigé en 1933
La Porte de Napoli Lecce
La place du Dôme
Les arènes romaines
Rue piétonne
Début de soirée place du Dôme

11 septembre 2026

Au terme de cette journée, nous aurons contourné le point le plus au sud du talon de la botte de l’Italie. Mais avant de l’atteindre nous faisons une étape à Otranto. Elle possède une histoire millénaire marquée par sa position stratégique au carrefour de l’orient et de l’occident, sur la côte la plus orientale de l’Italie. Ville fortifiée, c’est par une imposante porte que nous entrons dans le bourg.Au cœur de l’été, ces petites ruelles commerçantes doivent être inabordables ! Une petite place me laisse suffisamment de recul pour photographier la Cattedrale Primaziale. Elle a été consacrée en 1088 et combine des influences romanes et des touches byzantines. Nous poursuivons notre balade jusqu’au Castello Aragonese. C’est une impressionnante forteresse du XVème siècle. On comprend qu’elle ait traversé les guerres du Moyen Âge et le siège ottoman notamment. Encore 45 minutes de voiture et nous arrivons à Santa Maria di Leuca, point le plus au sud du talon de la botte de l’Italie, où se rencontrent les mers adriatique et ionienne. C’est du Santuario di Santa Maria de Finibus Terrae que la vue est la plus belle. Au premières origines, lieu de théâtre païen, il aurait été transformé au Ier siècle par l’Apôtre Pierre en un lieu de culte pour le Sauveur. Elle tient son nom du latin « Finibus Terrae ou Fin des Terres ». Les romains pensaient que la terre s’arrêtait là. Le port et le centre ville ne sont pas d’un grand intérêt alors nous commençons notre remontée plein nord pour une étape à Torre S. Giovanni. Nous concluons cette journée très chaude par une très bénéfique baignade dans une mer ionienne à 30 degrés !

Porte d’entrée d’Otranto
Cattedrale Primaziale Otronto
son intérieur
sa crypte
Castello Aragonese Otronto
En arrière plan Santa Maria di Leuca
Santuario di Santa Maria de Finibus Terrae
son intérieur
Au loin le point le plus au sud du talon de la botte de l’Italie
Première plage de la mer ionienne

12 septembre 2026

A Fontanelle où nous nous trouvons précisément, nous sommes dans le Parco Naturale Régionale Litorale di Ugento. En théorie il existe des pistes cyclables alors aujourd’hui nous partons pour une balade en vélo. La première partie est agréable. Nous traversons un paysage très caillouteux et sec où la principale végétation est constituée d’oliviers et de figuiers de barbarie. Les lézards sont légion ! Nous arrivons à Ugento nous cherchons le centre historique pour une pause café. Une charmante dame s’improvise pour nous en guide touristique. Elle nous conduit dans les ruelles du centre ville en nous présentant chaque monument et nous explique que son mari, passionné d’histoire, a rédigé toutes les plaquettes explicatives. Un capucino et un Pasticciotto et nous poursuivons la route jusqu’à Casarano. Le ciel se fait menaçant, nous décidons de prendre sans attendre le chemin du retour. Nous passons Melissano et retrouvons le bord de mer. La pluie nous accompagne sur les derniers kilomètres. C’est drapeau rouge sur la plage alors nous terminons cette journée à l’abri dans notre camper et pensons déjà au programme de demain.

Figuier de Barbarie
Un olivier
C’est jour de mariage à l’église d’Ugento
La tour de l’horloge à Ugento
Capucino et Pasticciotto
Casanaro
qui a aussi sa tour de l’horloge
Bord de mer très rocailleux
Accès à l’eau par l’aménagement de passerelles

13 septembre 2026

Le temps s’est remis au beau. Nous profitons de la matinée pour aller à la mer. A midi nous quittons notre emplacement. Nous en trouvons assez rapidement un pour ce soir à environ 3 km de Gallipoli, mais une navette régulière dessert le centre historique. En début d’après midi nous franchissons le pont Cittavecchia. L’isthme étroit qui sépare Gallipoli à la terre ferme a été coupé par les Vénitiens en 1484 et remplacé par un pont levi en 1603. C’est l’impressionnant Castello que nous visitons en premier. Messapiens, Normands, Aragonais et Vénitiens ont laissé leurs empreintes sur cet immense édifice. Les galeries et salles en sous-sol rappellent le génie des architectes de l’époque ! Nous traversons la Via Antonietta de Pace très animée. Nous nous engouffrons dans une grotte creusée dans la roche au 17ème siècle sous le Palazzo Granafei. On y faisait l’huile d’olive lampante. Vendue dans le monde entier comme combustible pour l’éclairage, elle fit la fortune de Gallipoli du 16ème au 19ème siècle. Nous passons encore par la chiesa Santa Maria della Purità (1662), la chiesa San Francesco d’Assisi célèbre pour les statues des deux larrons et nous terminons par la Cattedrale di Sant’Agata principale église de Gallipoli. Nous dégustons une excellente lasagne salentine avant de quitter ce très beau village.

Une plage que pour nous !
Le pont qui relie le vieux Gallipoli à la terre
Le Castello de Gallipoli
son sous-sol
ses corridors
ses immenses salles voûtées
Pressoir tiré par un cheval relayé toute les 4 heures ….
….et sous terre…
… pour bénéficier du taux d’humidité nécessaire.
Chiesa Santa Maria della Purità
Chiesa San Francesco d’Assisi
Le bon larron
Le mauvais larron
Cattedrale di Sant’Agata
Via Antonetta de Pace
La plage de Gallipoli

14 septembre 2026

Nous commençons la journée par une baignade. Nous voulons profiter encore du littoral, réputé pour ses belles plages comparées à celles des Maldives, pour faire une étape à Porto Cesareo. Une fois installés, avec nos vélos, nous partons en exploration. Nous commençons notre balade par le quartier du port, où derrière une tour romaine se cachent l’isola Lo Scoglio et lsola della Testa. Il y règne une ambiance de fin de saison estivale. Une petite collation et nous tentons une nouvelle fois de suivre les indications de la piste cyclable mais sans grand succès ! Nous faisons un petit arrêt devant l’imposante Torre di San Tommaso. Elle a été construite en 1568 sous le règne de Charles Quint. Elle fait partie du vaste réseau de tours côtières érigées pour protéger le Salento contre les invasions des pirates Sarrasins et turcs. Au bout de 45 minutes de pédalage nous atteignons le but principal de notre ballade : la plage de Punta Prosciutto. Selon nos guides touristiques c’est la plus belle de la région ! Sur le retour nous ne résistons pas à une ultime baignade ionienne à la plage de Torre Lapillo. Il nous reste le programme de demain à établir avant de terminer cette journée.

Bain matinal dans la mer …
…puis dans la piscine !
Le port de Porte Cesareo
Sa tour romaine
Prise de vue de Isola della Testa
Torre di San Tommaso
Petit exercice de pédalage dans le sable !!!
Plage de Punta Prosciutto
Plage de Torre Lapillo

15 septembre 2026

Un bon petit déjeuner et nous nous mettons en route pour la première étape du jour : Tarento. Les descriptions des guides touristiques sont conformes à la réalité. Ce sont des contrastes entre beaux monuments, ruelles piétonnes animées et bâtiments à l’abandon. De la belle place Corso Due Mari, nous traversons le ponte Girevole. Sur notre gauche se trouve l’imposant Castello Torre, château aragonais construit en 780 à l’époque byzantine. Nous passons devant la Basilica Cattedrale di S. Cataldo, mise à l’honneur aujourd’hui par un mariage ! Eglise byzantine au Xème siècle, elle est la plus ancienne des Pouilles. En début d’après midi nous quittons Tarento pour Matera. Nous profitons de cette fin d’après midi pour déambuler dans les belles rues animées de Matera et découvrir déjà un peu des fameux Sassi, ensemble d’habitations, d’églises et de monastères troglodytes creusés et sculptés directement dans la roche calcaire d’un ravin. Une visite détaillée est au programme de demain.

Petit déjeuner en terrasse
Corso Due Mari
Castello Aragonese
Basilica Cattedrale di S. Cataldo
Sa nef
Sa crypte
Bâtiments sur le front de mer à l’abandon
Ruelle typique de Matera
Matera à la tombée du jour

16 septembre 2026

A 7h00 nous sommes réveillés par la jolie mélodie du carillon de la chiesa Parrochio Sant’Antonio da Padova voisine. Nous avons rendez vous à 10h30 sur la Piazza Vittorio Veneto pour une visite guidée des sassi de Matéra. Il serait trop long d’énumérer chacun des monuments vus mais les principaux sont les suivants : La Fontana Ferdinandea, première fontaine publique aménagée à cet endroit en 1351 et où étaient collectées les eaux de pluies pour la population des sassi. La Basilica Cattedrale di Matera Maria Santissima Della Bruna et Sant’Eustachio, construite entre 1230 et 1270 et dédiée aux Saints Patrons de la ville. L’église Santa Lucia alle Malve, creusée directement dans la roche de tuf, elle a été fondée entre le VIIIème et le IXème siècle. Des fresques murales qui ont résisté aux affres du temps, l’une d’elle a la particularité d’être peinte avec déjà l’effet de profondeur. Enfin, nous visitons une habitation troglodyte reconstituée telle qu’elles existaient jusqu’au début des années 60. L’insalubrité des lieux a finalement conduit au déplacement de toute la population restante dans des appartements de la nouvelle ville. Nous quittons Matera en début d’après midi et empruntons sur une petite portion la route des ravins d’argile jusqu’à la ville fantôme de Craco. Des glissements de terrain, des infiltrations d’eau, les tremblements de terre et des erreurs humaines ont contraint la population à abandonner le village il y a une quarantaine d’années. Avec le décor alentour il y règne une atmosphère fantomatique. Après un peu plus de deux heures de route, nous faisons étape à Foce del Sele, à une centaine de km au sud de Naples.

Fontana Ferdinandea
Basilica Cattedrale di Matera
La fresque de gauche avec l’effet de profondeur
Eglise Sante Lucia alle Malve entièrement creusée à la main
L’autel à gauche de la nef
L’intérieur d’une maison troglodyte, sa cuisine…
…sa chambre à coucher à l’arrière plan et la salle à manger au premier plan…
…son salon…
…et même l’étable pour l’âne
La partie construite avec la roche excavée
Le village fantôme de Craco
Paysage lunaire de la route des ravins d’argile

17 septembre 2026

Nous sommes trop proches de Capri pour ne pas s’y arrêter. Stratégiquement c’est de Sorrento que nous trouvons les meilleures options. Peu avant 09h00 nous nous mettons en route. A Mata, une erreur de navigation de ma part et nous nous retrouvons dans une petite ruelle en cul de sac ! Grâce à un résident qui avance sa voiture et Christine qui déplace des bornes, un demi-tour au millimètre est possible ! De Sorrento nous prenons la ligne de bus local pour nous rendre à Amalfi. Sur une route étroite accrochée à la falaise, sinueuse, au trafic dense d’automobilistes, taxis et scooters, nous mettrons 1h40 pour parcourir 30 km ! Ici la saison n’est de loin pas terminée tellement il y a de monde dans les ruelles commerçantes d’Amalfi. Pour le côté historique, nous visitons le complexe monumentale de Saint André Amalfi.Nous traversons d’abord le Cloître du Paradis, ancien cimetière des nobles de la ville réalisé entre 1266 et 1268. Nous entrons ensuite dans la Basilique du Crucifix, bâtie au IXème siècle, consacrée d’abord à l’Assomption puis aux Saints Côme et Damien. Nous traversons le musée diocésain qui expose les objets sacrés les plus importants du trésor de la Cathédrale. Nous entrons dans l’impressionante crypte où reposent les reliques du corps de Saint André, premier disciple de Jésus, qui évangélisa la Grèce et l’actuelle Russie. Nous terminons cette visite par la Cathédrale datant du IXème siècle, mélangeant des styles architecturaux romans, arabes, byzantins et baroques. Le voyage du retour, dans un bus bondé ne sera pas plus rapide qu’à l’aller.

La route étroite et sinueuse
Amalfi
Sa plage
Piazza Duomo
La rue principale commercante
La façade d’entrée du complexe monumental de Saint André Amalfi
Le cloître du Paradis
La basilique du Crucifix
Une pièce du musée un sedan, ancêtre de l’automobile
La crypte
La cathédrale

18 septembre 2026

Nous partons à pied pour le port de Sorrente. De là nous embarquons sur l’une des nombreuses navettes desservant l’île de Capri. Une demi-heure de navigation plus tard, via le capo Di Sorrento et nous débarquons à Capri. C’est un nombre incalculable de touristes qui font la queue soit pour un taxi, soit pour une excursion en bateau. Grâce à notre guide du jour, c’est sans attente que nous embarquons sur une plus petite embarcation pour un tour de l’île. Les falaises abruptes, les grottes et autres reliefs sculptés par la nature sont admirés par les passagers de nombreux bateaux de toutes tailles. De retour au port, nous renonçons au funiculaire pour gravir à pied les 144 mètres de dénivelé et les dizaines de marches d’escalier nous conduisant à la Piazza Umberto. C’est une belle terrasse dominant le port de Capri. Une balade dans les belles mais surpeuplées ruelles du centre historique et nous traversons les plus reposants Jardins d’Auguste. Ils ont été créés au début du XXème siècle par l’industriel et milliardaire allemand de l’acier Friedrich Alfred Krupp, tombé amoureux de l’île. En 1918 le site est baptisé officiellement Les Jardins d’Auguste en hommage au premier empereur romain qui affectionnait particulièrement l’île. Nous parcourons une partie de la Via Krupp. C’est un chemin en lacets spectaculaires taillé directement dans la roche de la falaise pour permettre à Friedrich Alfred Krupp de relier sa résidence à son yacht ancré à la plage de Marina Piccola. De retour à Sorrente, nous terminons cette journée par un petit restaurant dans le centre animé de la ville.

Capo Di Sorrento
Le point le plus élevé de l’île
Une des grottes
L’arche des amoureux
La montée vers la Piazza Umberto
Vue du port de la Piazza Umberto
Les jardins d’Auguste
La Via Krupp
Notre petit restaurant

19 septembre 2026

Ce matin c’est avec le train local de la ligne Sorrento – Naples qu’en une quarantaine de minutes nous rallions Pompei. C’était une cité romaine prospère de la Campanie, fondée au VIème siècle av. J-C et qui a été entièrement ensevelie et figée le 24 octobre 79 après J-C par une violente éruption du Vésuve. Elle est redécouverte en 1748 lors de fouilles archéologiques officielles menées par l’ingénieur Roque Joachim de Alcubierre. Le site recouvre une superficie de 66 hectares. Aujourd’hui environ les 2/3 du site ont été fouillés. Le reste est volontairement laissé enfoui sous les cendres pour les futures générations de chercheurs. La ville était enfouie sous une couche de sédiments volcaniques de 4 à 6 mètres. Selon les estimations des scientifiques, environ 2’000 des 20’000 habitants de Pompei moururent en cette terrible journée de 79. La ville a disparu de la carte en 17 heures. C’est impressionant de déambuler dans ces rues où l’on arrive à imaginer toute l’effervescence qui devait y régner la veille encore de l’éruption !! A 14h00 nous montons dans un bus qui nous conduit au sommet du Vésuve. Un chemin pédestre nous permet d’accéder sur le contour sommital sud du cratère. Voici quelques chiffres : altitude 1281 mètres/l’âge approximatif de ce système volcanique est de 400’000 ans/1944 est l’année de sa dernière éruption/80 ans qu’il est en sommeil, c’est la plus longue phase d’inactivité depuis plus de trois siècles/le cratère fait 1’000 mètres de diamètre pour 300 mètres de profondeur. Nous regagnons Sorrento un peu fatigués des 17 km de marche parcourus aujourd’hui !

Teatro Grande
Teatro Piccolo Odeion
Anfiteatro
Ses travées
Une rue commerçante
La baie de Naples avec au fond à gauche Capri
Le cratère du Vésuve

20 septembre 2026

Aujourd’hui c’est une étape de transition. Nous roulons plein nord un peu moins de 300 km, pour arriver vers 14h00 à Rome. Une fois installés, nous prenons le bus local pour le centre historique de Rome. Nous passons cette fin d’après midi à organiser notre séjour dans la Ville Éternelle. Au milieu d’une foule très dense de touristes nous pouvons déjà admirer quelques beaux monuments, dont l’emblématique Colisée !

Le Colisée

21 septembre 2026

Il est 09h00 quand nous prenons le bus pour le centre ville. Comme beaucoup de grandes villes le proposent, nous faisons un premier tour de ville avec des bus touristiques. Avec une oreillette nous avons une brève explication sur chaque monument que nous voyons et ensuite l’on monte et descend aux arrêts à notre guise selon nos points d’intérêts. Pour citer et commenter tous ceux que nous avons vus feraient de mon blog un livre d’histoire ! Les plus marquants de cette journée ont été les suivants : Bocca della Veritas, à l’origine ce disque de marbre de 1,75 mètre de diamètre servait probablement de tampon d’égouts. Selon une légende médiévale, la bouche a le pouvoir de trancher la main de toute personne qui introduit sa main à l’intérieur en disant un mensonge. Au Moyen Âge on s’en servait pour tester la fidélité des épouses suspectées d’adultère. Le Roman Forum, c’est le cœur de la Rome antique. L’histoire commence au VIIème siècle avant JC, lorsque la zone marécageuse est asséchée grâce à la construction de la Cloaca Maxima (système d’égouts). L’Altare de la Patria, édifice construit entre 1885 et 1911 pour célébrer l’unification de l’Italie et honorer le premier roi d’Italie Victor-Emmanuel II. Le Colosseum, le plus grand amphithéâtre ovoïde du monde romain. Nous y consacrerons une visite plus approfondie demain. Le Castel Sant’Angelo construit en 135 après JC par l’empereur Hadrien pour son propre mausolée. Au Moyen Âge il est transformé en bastion défensif par l’empereur Honorius pour défendre la ville. En 590 après JC, il passe sous le contrôle de la papauté et est directement relié aux palais du Vatican par le Passetto di Borgo. La place Saint Pierre et la Basilique Saint Pierre qui ne sont plus à présenter. Il a fallu 120 ans pour construire ce qui est encore aujourd’hui la plus grande église au monde pour son intérieur qui peut accueillir jusqu’à 60’000 personnes ! Dans le caveau des tombes des Papes, nous pouvons nous recueillir sur les tombes de Paul VI et Benoît XVI.

Bocca della Verita
Roman Forum
Altare della Patria
L’empereur Jules César
Colosseum
Castel Sant’Angelo
Le Tibre
La Place Saint Pierre et la Basilique
L’intérieur de la Basilique
Ça donne une idée de la hauteur d’une colonne !
Le caveau des tombes des Papes
La tombe de Paul VI
La tombe de Benoît XVI
Un garde suisse

22 septembre 2026

Pour cette troisième journée à Rome nous commençons par un passage devant la fameuse fontaine de Trevi. L’histoire commence en 19 avant JC, avec la construction de l’Aqua Virgo, acqueduc de la Rome antique encore en service aujourd’hui. C’est le Pape Clément XII qui lance un concours en 1732 pour remplacer l’ancienne fontaine. Son architecte Nicolas Salvi imagine un décor théâtral avec la statue de Neptune sur un char en forme de coquillage. Moyennant 2€, on peut y accéder et lancer une pièce de monnaie pour s’assurer de revenir un jour à Rome ! Nous passons devant le Circo Massimo, le plus grand et le plus ancien hippodrome de la Rome antique principalement dédié aux courses de chars. Long d’environ 600 mètres et large de 150 mètres, il pouvait accueillir jusqu’à plus de 250’000 spectateurs. La façade du teatro di Marcello a servi de modèle pour la réalisation du Colisée. Jules César a lancé ce projet pour rivaliser avec le théâtre de Pompée. Il sera achevé par Auguste en 17 avant JC. A 13h00 nous entrons dans le Colisée. Ce que nous voyons illustre mieux les chiffres mentionnés sur les panneaux explicatifs de l’exposition : 50.75 mètres de haut/189 mètres de longueur/545 mètres de circonférence/4 niveaux/240 arcades/superficie de l’arène 3’357 m2/50’000 à 80’000 spectateurs à l’époque de l’antiquité/construit de 70 à 80 après JC. Nous concluons cette visite de la Ville Éternelle par la Basilique Santa Maria Maggiore. Pour cet édifice du Vème siècle, la légende raconte que la Vierge serait apparue au Pape Libère, lui demandant de bâtir une église là où la neige tomberait le lendemain. Une chute de neige miraculeuse se serait alors produite au sommet de la colline de l’Esquilin en plein cœur de l’été un 5 août. C’est en cette église que repose le Pape François qui ne souhaitait pas être enseveli dans le caveau des tombes des Papes dans la Basilique Saint Pierre. Nous n’avons certainement pas tout vu mais nous quittons Rome avec le souvenir d’une ville à l’histoire exceptionnelle.

La Fontaine de Trevi
Le Circo Massimo
Teatro Marcello
L’intérieur du Colisée
Son musée
Sa scène centrale
Ses sous-sols
Basilica Santa Maria Maggiore
Sa nef
La tombe du pape François

23 septembre 2026

Nous quittons Rome un peu avant 10h00 en ayant décidé de faire étape à Piombino. Nous trouvons un emplacement près du port, d’où demain nous ferons un petit détour sur l’île d’Elbe. Le sort ne m’a a pas épargné de deux crevaisons ! Une fois réparés nous partons en vélo pour le centre de Piombino acheter prioritairement deux nouvelles chambres à air de réserve. Nous découvrons un centre ville très animé et, du bord de mer, une belle vue sur l’île d’Elbe. Une petite flânerie dans les rues piétonnes et nous rentrons nous coucher.

En arrière plan l’île d’Elbe
Torre dell’orologio construite en 1598

24 septembre 2026

A 09h30 nous embarquons sur le ferry pour une bonne heure de traversée jusqu’à Portoferraio. Jusqu’à midi nous empruntons une belle route côtière dont le décor fait penser à la Corse. Au Capo d’Enfola, chez Emmanuel, nous mangeons une délicieuse pizza. Faute d’être en possession d’une carte des parcours vélo sur l’île, nous errons en vain dans les alentours de Portoferraio sur des routes à la circulation trop dense à mon goût, à la recherche d’un bel itinéraire. Nous terminerons cette journée par une bonne glace sur le port et une petite balade dans les rues piétonnes. Napoléon a débarqué à Portoferraio le 4 mai 1814. Il y a vécu pendant près de 10 mois pour s’enfuir le 26 février 1815.

Nous étions 3 cyclistes à embarquer
Vue de Piombino depuis la mer
Le port de Portoferraio
La plage de Portoferraio
Le capo d’Enfola
La rue piétonne de Portoferraio

25 septembre 2026

Nous poursuivons notre retour vers la Suisse en faisant étape à Sestri Levante. L’emplacement trouvé et l’installation terminée, nous profitons de cette fin d’après midi pour nous octroyer une sieste et nous replonger dans la lecture de nos livres. Vers 18h00 notre amie Manu vient nous chercher pour nous emmener dans sa nouvelle demeure à une quinzaine de kilomètres sur les hauts de Sestri Levante. Avec son compagnon Jean-Pierre, ils sont venus s’y installer pour leur retraite. C’est une magnifique maison située au coeur d’un quartier que l’on pourrait penser au milieu de la forêt. De leur terrasse la vue sur le golf de Gêne au coucher du soleil est magnifique. Jean-Pierre n’a pas perdu la main et c’est autour d’un excellent repas que nous partageons nos souvenirs montheysans !

26 septembre 2026

Pour bénéficier d’un trafic normalement plus fluide le dimanche, nous restons aujourd’hui à Sestri Levante. Ce matin nous faisons une petite boucle en vélo dans les environs de Sestri Levante. Une piste cyclable longe la côte. Nous passons la spaggia Riva Trigoso. Elle nous mène ensuite au marché local du samedi où nous faisons quelques bonnes petites affaires. Nous atteignons en bout de piste cyclable la Baia del Silenzio. Elle a été baptisée ainsi en 1919 par le poète ligure Giovanni Descalzo frappé par la tranquillité de cet endroit. C’est aujourd’hui une plage mondialement connue. Sur le retour nous traversons le Corso Colombo, ruelle reliant la partie moderne de la ville au cœur historique piétonnier. De retour au camper nous passons nos maillots de bain et allons piquer une tête sur la plage Riva Trigoso et lézarder au soleil. A 20h00 nous retrouvons Manu et Jean-Pierre. Ils nous guident dans le quartier encore très animé de la Baia del Silenzio où nous partageons un dernier verre avec la promesse de revenir pour visiter tout ce qui reste à découvrir de cette belle région.

La plage de Riva Trigoso
Le mercato
Baia del Silenzio
Corso Colombo
Le quartier de la Baia del Silenzio de nuit

27 septembre 2026

A 09h00 nous quittons Sestri Levante. C’est très roulant et à 13h00 nous faisons une pause pour dîner à Domodossola. A 14h10 nous arrivons à la gare d’embarquement d’Iselle mais le train de 14h40 est déjà complet ! Il nous faut donc attendre celui de 15h40. C’est sans encombre que nous arrivons à Champian vers 17h30. Et voilà un beau voyage à classer désormais au chapitre des souvenirs.