14 août 2024

Un bon orage a rafraîchi l’atmosphère cette nuit. Au levé, à 08h00, le ciel est gris et il tombe encore quelques gouttes. Après le petit déjeuné je charge les vélos et nous prenons congé de nos amis messins pour entamer notre retour à la maison. À l’exception d’une sortie de Metz un peu hasardeuse (je n’ai pas dû bien retenir les indications de Marie-Paule !!!), nous retrouvons la bonne route. Nous sortons de Metz en direction de Strasbourg, nous contournons Colmar et à 13h00 nous entrons sur le territoire allemand à Breisach-am-Rhein. Nous mangeons sur les bords du Rhin et vers 14h00 nous repartons pour Choëx via Bâle, Bern, Fribourg et Vevey. C’est déjà le dernier jour que je prends la plume ! Je ne peux que recommander d’aller découvrir cette très belle région de France. En quelques chiffres clés, entre Roscoff et Le Mont-St-Michel, nous aurons pédalé 13 jours, parcouru environ 800 kilomètres et avalé 6’300 mètres de dénivelé positif. Nous avons certes bien été aidés par nos vélos électriques, mais comme l’avait relevé avec pertinence notre beau-frère Michel dans une émission TV : « Même avec un vélo à assistance électrique, si tu arrêtes de pédaler, le vélo n’avance plus ! ». Il nous reste à adresser un merci particulier à Marie-Paule et Robert pour leur accueil et l’organisation du séjour à Metz, et un grand merci également à ceux qui ont suivi mon blog et à leurs commentaires. Belle fin d’été 🚵‍♀️

13 août 2024

Les températures sont caniculaires à Metz mais nous avons très bien dormi. Nous déjeunons dans le jardin et nos amis nous proposent une excursion à Nancy. Nous commençons notre balade en traversant un magnifique parc très arborisé. Des enclos joliment aménagés abritent différents animaux peuplant la Moselle. Avec ces températures élevées, les enfants jouent avec les jets de la fontaine du parc. Nous nous promenons d’un monument historique à un autre pour terminer sur la sans doute plus belle place de Nancy, la place Stanislas. Attablés sur une terrasse nous reposons nos jambes en buvant une boisson rafraîchissante. Nous terminons notre tour de ville en mangeant sur la terrasse ombragée d’un bon petit restaurant. De retour à Metz nos hôtes nous proposent au programme un moment de repos, un bon pastis accompagné d’un fromage de tête, le soupé préparé par Marie-Paule et une petite balade nocturne dans les rues piétonnes de Metz pour y manger une glace. Nous concluons cette belle journée en dégustant un excellent rhum. À 23h50 tout le monde est content d’aller se coucher.

La place Stanislas
Le Palais du gouverneur de Metz
La plus vieille église de France

12 août 2024

Après une bonne nuit de sommeil nous buvons notre café, nous nous arrêtons devant une boulangerie pour acheter une appétissante salade et deux délicieux chaussons aux pommes pour le dîner et nous reprenons la route. Ayant du temps, comme hier, nous renonçons aux autoroutes et nous suivons l’itinéraire Reims, Soisson, Verdun pour arriver à Metz vers 15h30 Nous sommes chaleureusement accueillis et après avoir pris notre chambre, nous allons nous balader dans les belles rues piétonnes de Metz. Nous visitons l’impressionnante cathédrale de Metz. Une exposition temporaire rappelle l’histoire tumultueuse de la Moselle. Marie-Paule nous prépare d’excellentes salades (les tomates de son jardin) et Robert nous fait la grillade. Ce soir nous ne dormons pas dans notre camper !

11 août 2024

Nous nous réveillons pour notre dernier jour en Bretagne. Avec cette météo toujours radieuse, nous nous décidons pour une dernière petite virée en vélo avec en prime un ultime bain dans l’une de ces criques paradisiaques. Une bonne baguette et un pain au chocolat pour accompagner le café et c’est parti pour cette ultime balade ! L’accès à ces plages se mérite ! En vélo c’est encore plus ludique ! Christine a fait de beaux progrès ! À 10h30 il nous faut partir à contre cœur. À midi nous devons libérer l’emplacement du camping car. À nouveau totalement autonome, nous prenons la route pour une première étape en direction de Metz où il est prévu que nous passions deux jours chez nos amis Marie-Paule et Robert Weber. Nous nous sommes connus en 2002 dans un club de vacances et depuis nous gardons des contacts réguliers. Avec cette météo nous décidons d’éviter les autoroutes pour mieux profiter des régions que nous traversons. Cancale, Caen, Rouen, Beauvaix et nous voilà installés pour la nuit à Bresle ! Nous terminons notre bouteille de Martini, nous soupons et nous allons nous coucher.

Moi dans l’eau !
Christine dans l’eau !

10 août 2024

Le ciel ne peut pas être plus bleu ! Un bon petit déjeuner et nous déplaçons le véhicule pour la dernière étape technique dans un joli camping à Cancale. Le campement monté et nos tenues de vélo enfilées nous partons sans but très précis pour la journée mais avec l’objectif tout de même de nous rendre à la pointe du Grouin. 4 kilomètres de pédalage et nous cadenassons nos vélos au pied du sémaphore. Nous poursuivons à pied jusqu’à la pointe proprement dite. Avec ce temps c’est un tableau grandiose ! Je pense que mes photos vous parleront mieux que mes mots ! Les vestiges du mur de l’Atlantique sont encore bien visibles. Une petite plaque rappelle un fait d’arme marquant. N’étant qu’à une quinzaine de kilomètres de St-Malo nous décidons de poursuivre notre route en suivant la route du littoral. Les plages successives de l’Anse du Verger, de l’Anse du Guesclin, de la Pointe du Meinga et enfin de la Pointe de la Varde sont toutes plus belles les unes que les autres ! À midi nous dînons à la ferme et vers 13h30 nous revoilà à St-Malo. Quelques pas pour détendre nos nuques endolories et nous rebroussons chemin en suivant cette fois le tracé de la Velomaritime 4. Arrivés au camper nous profitons de la piscine du camping. Ce soir nous nous offrons un restaurant sur le port de Cancale. Je me réconcilie avec mon frère et Luis qui ne m’auraient pas pardonné de ne pas manger des huîtres à Cancale ! De notre table nous pouvons observer le flux de la marée montante. Quelques pas sur les quais et il est déjà passé 23h00 quand nous allons nous coucher.

Le sémaphore et le bunker allemand de 39-45
Un choix d’huîtres
Plage de coquilles d’huîtres !
Apéro
Entrée
Plat principal
Couché de soleil sur la baie du Mont-Saint-Michel
Cancale de nuit !

09 août 2024

Nos yeux s’ouvrent sur un ciel nuageux, mais le soleil est annoncé pour l’après-midi. Ça tombe bien puisque ce matin, après le petit déjeuner, il faut nous rendre chez Romé Cycles à Dol de Bretagne pour la roue du vélo de Christine. Un misogyne en aurait pris pour son égo, tant la mécanicienne était jolie, compétente et sympathique ! C’est avec une roue réparée que nous ramenons le camper sur son emplacement et repartons confiants avec nos vélos pour la dernière étape sur cette Velomaritime 4. Les premiers 2/3 du parcours se font sur un sentier gravilloneux, plat et bien ombragé. Les 5 derniers kilomètres nous longeons la berge avale du Couesnon, pour voir finalement apparaître en face de nous le fameux Mont-St-Michel !!! Même les parkings à vélos sont annoncés complets ! C’est donc à pied, par un temps venteux et sous un petit crachin, que nous parcourons les 2 kilomètres qui séparent le nouveau barrage sur le Couesnon (en photo les intéressés pourront lire le rôle de ce barrage mis en service en 2009) jusqu’au Mont-St-Michel. La foule de touristes qui s’y rendent est impressionnante. Dans les belles ruelles étroites, nous ne pouvons pas marcher côte à côte. Nous avons l’impression d’être dans une file d’attente ! À l’extérieur du site nous trouvons à manger et nous entamons la route du retour. En cherchant une boulangerie dans le village de Le Vivier-sur-mer je croise une petite fille de 4 ans qui demande à sa maman où nous allons et je lui réponds pour plaisanter que nous sommes perdus ! Un homme de l’autre côté de la rue m’entend et demande à Christine sérieusement où nous voulons aller !! Nous rétablissons alors la vérité mais cet alerte octogénaire (88 ans) tient à nous faire visiter son énorme et beau jardin dont tomates, persil, potirons, haricots, etc… sont alignés au cordon ! Ce passionné y passe toutes ses journées de 08h00 à 18h00 On veut bien le croire vu l’absence de mauvaises herbes et un arrosage à l’arrosoir ! Avant de nous quitter, nous recevons un bouquet de persils et ce myticulteur retraité nous recommande encore d’aller voir les bateaux à roues. Nous savourons notre apéritif sous les derniers rayons du soleil apparu finalement un plus tard qu’annoncé et après souper nous ne demandons pas notre reste pour aller nous coucher.

Vue panoramique du jardin potager
Bateau à roues des myticulteurs
Le moteur qui s’abaisse une fois les roues relevées

08 août 2024

La chance nous sourit toujours, il fait grand beau ! Nous emmagasinons quelques calories et nous nous mettons en route pour Dinan. La première partie du trajet est très similaire à celle d’hier. Après 5-6 km, nous retrouvons le bord de la Rance, que nous longeons jusqu’au port de Dinan. Une petite averse nous surprend alors nous nous mettons à l’abri d’une terrasse le temps de boire un petit café. Le nuage déversé, nous gravissons une bonne petite côte pour atteindre le village de Dinan. Nous cadenassons nos vélos et nous allons nous balader dans les jolies rues piétonnes où c’est aujourd’hui jour de marché ! Il est déjà midi, alors avant de quitter Dinan nous dégustons un excellent menu galette, crêpe et bolée de cidre !!! Nous retournons à notre camper pour effectuer un déplacement stratégique sur Le Vivier-sur-Mer. Installés, nous reprenons nos vélos pour suivre un magnifique tracé en bord de mer. Le vaste estran (terre découverte à marée basse) fait la joie des adeptes de chars à voile ! Nous décidons alors d’aller boire une bière bretonne à Cancale. Christine commence à apprécier les itinéraires plus aventureux ! Sur une plage recouverte de coquillages c’est malheureusement la première crevaison !!! Proche de Cancale, nous parcourons les derniers km à coup de quelques pompages. À Cancale je dois me résoudre à changer la chambre à air. Mais la guigne nous poursuit et impossible de regonfler avec ma petite pompe ! Je propose à Christine d’attendre à Cancale, le temps pour moi de retourner à Le Vivier-sur-Mer et revenir avec le camper ! Au retour je tente encore un gonflage avec une bonne pompe, mais hélas il me faudra à nouveau trouver un magasin de vélos demain ! Une bonne douche, l’incontournable apéro, le soupé et tout le reste attendra demain !!

Le port de Dinan
La tour de l’horloge à Dinan
Cancale
Une crevaison !!!

07 août 2024

Le temps s’est remis au beau. Après le petit déjeuner nous montons en selle. C’est une première partie de parcours quasi rectiligne sur un revêtement gravillonné et bien à l’ombre des arbres que nous rejoignons Dinard. Nous y étions hier mais à marée basse, le bord de mer est différent aujourd’hui à marée haute ! Les piscines ont disparu !!! Nous embarquons sur une navette pour une traversée de la Rance jusqu’à St Malo. En premier lieu nous passons à la billetterie de la compagnie de navigation Condor en espérant pouvoir y acheter deux billets pour une journée sur l’île anglo-normande de Jersey. Il n’y avait malheureusement plus de disponibilité pour des vélos. Nous étions déjà venus à St Malo en 2007, mais c’est toujours un plaisir de se promener dans ses rues surpeuplées, sur ses impressionnants ramparts ou encore d’en faire le tour à l’extérieur des fortifications. Nous décidons de rentrer sur Pleslin-Trigavou par l’autre rive de la Rance en passant par St-Jouan des Guérêts, St-Suliac, La Ville ès-Nonais pour être de retour à Pleslin-Trigavou vers 17h30 Au terme d’une boucle d’environ 65 km pour 500 mètres de dénivelé positif, le courage nous manque de poursuivre jusqu’à Dinan. Nous mettons cette étape au programme de demain. Cette nouvelle belle journée se termine par le programme que vous connaissez !!

Le Fort National à marée basse
Le Fort National à marée haute
Un moulin à marée actif jusqu’en 1962

06 août 2024

À 07h20 le ciel est bien nuageux et les prévisions ne sont pas optimistes. Comme nous reprenons notre autonomie, nous décidons de renoncer à pédaler et de déplacer notre véhicule à l’étape de Pleslin-Trigavou en faisant halte à Dinard. Un petit passage par un supermarché pour quelques courses et à 11h30 nous voilà parqués à Dinard. Nous mangeons et sous la pluie nous partons arpenter les rues commerçantes de Dinard et flâner sur la promenade qui longe le bord de mer. Nous restons toujours impressionnés par ce phénomène des marées en voyant tous ces bateaux échoués et deux piscines dont l’eau est renouvelée au rythme des marées ! Nous quittons Dinard vers 17h00 pour nous parquer 20 minutes plus tard à Pleslin-Trigavou. Avant l’apéro nous allons explorer les rues désertes du village à la recherche du tracé de la Velomaritime. Nous trouvons assez rapidement les panneaux indicateurs ainsi que le, semble-t’il, seul restaurant du village La Lanterne Rouge. Au risque de décevoir mon ami Luis et mon frère, nous décidons d’y revenir, mais pas pour ses poissons ou fruits de mer, mais ses burgers !!! Nous avons une petite poussée d’adrénaline, quand au retour nous voyons trois gendarmes devant notre camper !!! Je me risque à leur demander s’il y a un problème et là, c’est la surprise du jour !!! Non, ils ne sont pas là pour nous (vérification d’un véhicule immatriculé en Espagne et parqué sur le site depuis plusieurs jours) et le jeune gendarme qui me rassure est Suisse !!! Il a grandi à St-Imier et son père est de Vouvry. Avec un statut de frontalier par sa maman résidant en France voisine, il a décidé de tenter sa chance au concours de gendarmerie. Retenu, il vient de terminer sa formation et est affecté à Lamballe en Bretagne. C’est sur cette improbable rencontre que nous partons souper à la Lanterne Rouge. De retour, je m’empresse d’alimenter mon blog du jour et d’aller me coucher, demain nous pédalons !!!

C’est pas moi qui nage sous la pluie !!!
Dinard sous la pluie !

05 août 2024

Le temps est toujours au beau fixe ! Nous déjeunons et à 09h30 nous rejoignons La Chapelle des marins sur les hauts de Erquy où nous retrouvons le tracé de la Velomaritime. Pour deux sites incontournables de Bretagne, je suis ravi que nous puissions bénéficier d’un aussi beau temps. Nous pédalons une bonne quinzaine de kilomètres pour atteindre le premier site : le phare du cap Fréhel. Ça nous fait drôle de nous retrouver au milieu de tant de monde ! Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, je caresse toujours l’espoir de vivre une forte tempête dans un tel phare sur un rocher isolé ! Nous montons au sommet du phare pour prendre d’incroyables photos. À mi-chemin d’une balade autour du phare nous nous asseyons face à la mer pour pique-niquer. Nous retrouvons nos vélos pour parcourir environ 3km jusqu’au Fort La Latte. Cet imprenable château médiéval surplombe la mer et quelques voiliers de plaisance sont au mouillage, là où autrefois il ne valait mieux pas s’y tenir ! Cette petite étape d’une quarantaine de kilomètres nous donne le temps de prendre notre emplacement dans un camping préalablement réservé pour les raisons techniques déjà évoquées précédemment. Une fois ces tâches exécutées nous retournons sur la plage de Guen pour un petit plouf (Christine aussi). Une petite balade sur la plage et nous rentrons pour souper. Une nouvelle très belle journée qui à cette heure (23h02) se fait ressentir par des terribles coups de barre !!!

Le phare du Cap Fréhel
Le Fort La Latte
Christine dans l’eau !

04 août 2024

Au réveil le ciel est à nouveau bleu, les prévisions de la veille semblent bonnes. Nous déjeunons et comme les pros des grands tours, après une journée de repos nous reprenons la route. L’objectif du jour c’est St Brieuc. L’itinéraire reste, comme ces derniers jours, très varié et vallonné. Le tracé est toutefois plus proche du bord de mer. Nous pouvons souvent l’apercevoir à l’horizon. En contournant le petit port de Dahouet, nous restons impressionnés par ce phénomène des marées ! Le chenal d’entrée est impraticable à marée basse, un avant port est à échouage et un bassin « emprisonne » les plus gros voiliers de plaisance. Régulièrement nous apercevons au loin l’immense baie de St Brieuc. A 13h00 nous sommes contents d’avaler nos sandwich et un kouign-amann pour dessert. Un café sur une terrasse du port et nous entamons le parcours du retour. À Hillion c’est la grande fête au village ! Nous perdons le tracé de la Velomaritime ! Christine craint que je prenne l’habitude de Luis comme l’an dernier, de tenter des parcours plus aventureux ! Heureusement à Morieux tout est rentré dans l’ordre ! Une petite glace à Pléneuf- Val-André et nous voilà de retour au camper à 18h30. Tout proche de la belle plage de Guen, je ne voulais pas terminer cette journée sans un petit « plouf » dans la mer. Avec une température d’environ 20 degrés mon corps m’a remercié pour ce moment de détente après 95 km et 1000 mètres de dénivelé positif ! La douche, l’apéro, le soupé, mon devoir de vacances et c’est en refusant une partie de Yass ouvert à Christine que je pars me coucher !

Baie de St Brieuc à marée basse
Erquy
Moi dans l’eau !

03 août 2024

Le ciel est bien voilé au réveil et de la pluie est annoncée pour la journée. Après le petit déjeuner nous nous mettons en route en direction d’Erquy. Une première petite halte dans un supermarché pour du ravitaillement et nous poursuivons notre route. À la carte, Christine me fait éviter l’axe très chargé de la N12. A 10h30 nous faisons une deuxième petite pause café au centre du joli petit village portuaire de Binic. À midi nous sommes installés à Erquy. Les premières gouttes de pluie nous font renoncer définitivement à faire du vélo. Une navette nous descend au centre d’Erquy. Sous une bonne pluie nous déambulons dans les rues commerçantes et le long de la plage d’Erquy. Je reconnais bien le port à échouage où, avec Jean Brunet et Jean-Marc Rogivue, j’ai vécu mes plus belles sorties en mer sur le voilier (Corsaire) baptisé Kénavo (Au revoir en breton). Il pleut toujours ! En buvant l’apéro nous préparons les options pour demain. Mon mot de la fin sera la reprise de la réponse d’une hôtesse de l’office du tourisme à qui je demandais à quelle heure ils nous remettraient le soleil : Monsieur, la pluie c’est aussi le charme de la Bretagne !!!Bon appétit et bonne soirée à mes fidèles lecteurs (trices).

Binic
Le port à échouage d’Erquy
Erquy sous la pluie et à marée basse !
La plage d’Erquy

02 août 2024

Ce matin au réveil le ciel est un peu voilé mais le soleil devrait faire son apparition dès la mi-journée. Un bon petit déjeuner et nous rejoignons la Velomaritime sur le port de Paimpol. Les premiers kilomètres se font en bord de mer. Après une dizaine de kilomètres nous retrouvons ces itinéraires variés entre zones résidentielles, chemins pédestres et routes de campagne. C’est au vingtième kilomètre que nous atteignons la route des falaises. Comme l’indique son nom, nous avons l’impression de rouler sur un plateau, délimité à gauche par les falaises surplombant l’océan et à droite par des champs agricoles. De petits sentiers conduisent à de petites criques en contrebas où des baigneurs nous faisaient bien envie ! Sur le coup de midi nous arrivons à Saint Quay Portrieux. Comme c’est jour de marché il y a beaucoup de monde mais aussi des stands d’alléchantes crêpes et pâtisseries bretonnes. En buvant un dernier verre en terrasse avant de rentrer nous faisons deux rencontres fortuites : La première avec un couple de Metz, qui, pour nous avoir pris en photo, nous offre la tournée !! La seconde avec un célèbre coach de football ! Les amateurs de foot comprendront pourquoi je n’ai pas demandé un autographe 😉 !!! Le retour se fait sans encombre, ou presque, j’ai réussi à casser la béquille du vélo de Christine ! Mais on fera sans et ça va aller ! De retour au camper nous nous restaurons et préparons notre déplacement de demain pour Erquy. Je ne serai pas plus long ce soir, les 80 km de vélo pour 900 mètres de dénivelé positif ont raison de votre épistolier !!

Qui reconnaît le coach de foot ?

01 août 2024

On se réveille pour la première fois avec un ciel gris, mais après vérification des prévisions météo le soleil est annoncé dès 13h00 C’est une météo parfaite puisque ce matin nous reprenons notre totale autonomie pour déplacer le camper à Paimpol. Les contraintes imposées aux camping cars ne nous réservent pas les emplacements les plus glamours, mais celui de Paimpol est à deux pas de son port et des rues piétonnes. Bien installés, nous mangeons et peu avant 13h00 nous reprenons nos vélos pour une balade que les sportifs aguerris nommeraient de décrassage. Un aller-retour Paimpol-Treguier pour un total d’environ 40km Ce tracé un peu moins vallonné reste toujours un vrai plaisir pour les yeux ! Une bonne glace et une bière bretonne plus tard, dégustées sur la très belle place de Treguier c’est à 14h30 que nous décidons de rentrer sur Paimpol . À 5 km du but, la selle télescopique de Christine se bloque en position basse. Courageuse elle s’accommodera de cette très inconfortable position de pédalage jusque chez Guelo Vélo, qui très professionnellement vont effectuer la réparation en 40 minutes. Après une bonne douche, nous partons nous balader sur le port et dans les rues piétonnes. Nous craquons pour la crêpe de Paimpol . Quelques pas digestifs nous ramènent au camper. Mon résumé du jour rédigé, nous nous préparons pour une nuit de repos bien méritée !

31 juillet 2024

On se lève à 08h00. Le temps de déjeuner et à 09h30 nous reprenons le tracé de la Velomaritime 4 avec objectif du jour Perros-Guirec. La météo est toujours parfaite et la température pour pédaler très agréable. Nous transpirons un peu tout de même à chaque petite côte ! C’est un tracé très varié agréablement réparti entre revêtements goudronnés et gravillonnés. Nous traversons alternativement des zones résidentielles aux jardins méticuleusement soignés, des passages en zones agricoles et depuis Trégastel, nous longeons le bord de mer. À la recherche du panneau indicateur, nous sommes renseignés par un alerte marcheur de 94 ans, qui a arrêté le vélo à 89 ans mais continue de faire du vélo d’appartement une demi-heure par jour en reconnaissant que c’est « chiant » !!! Peu avant 13h00 nous nous arrêtons sur un banc face à la mer et vue sur le port de Peros-Guirec pour pique-niquer et reprendre quelques forces pour le retour. De retour à Lannion nous nous offrons une glace et nous pensons avoir fait une bonne affaire en nous achetant une fameuse marinière ! De retour au camper nous nous activons à quelques tâches propres à la vie de campingcariste. Après l’apéro je teste mes antécédents de campeur en cuisant deux tranches de viande sur mon vieux réchaud à gaz ! Un dernier café et après 75 km de vélo pour 820 mètres de dénivelé positif il est temps d’aller dormir.