Japon 2026

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04 – 05 mai 2026

Nous y voilà !!! Notre impatience est enfin récompensée !!! Compilés sur un tableau, les partages d’expérience, les consultations de guides touristiques et les heures de navigation internet deviennent enfin réalité !

Les chats resteront les gardiens de la maison, sous la surveillance d’Amélie tout de même ! Taiko passera ses vacances au chenil à Bex. A 06h00 nous prenons la route pour Stellikon. A 09h00 nous retrouvons Bruno et Sabine. Bruno nous conduit à Wiedikon et de là nous rejoignons l’aéroport en train.

Après un vol sans histoire, nous atterrissons à l’aéroport de Tokyo Narita à l’heure locale prévue de 09h05 le mardi 5 mai ! Grâce à la réputée rigueur organisationnelle nipponne, en moins de deux heures nous avons récupéré nos bagages, réceptionné notre pocket WiFi et validé nos abonnements de train. Ce dernier nous est rapidement très utile pour rallier l’aéroport à notre hôtel du centre ville de Tokyo.

Une fois les bagages déposés, nous nous rendons en métro dans le quartier d’Asakusa. Dans ces ruelles noires de monde flânant entre les nombreuses échoppes et restaurants, nous nous arrêtons devant une bâtisse à la toiture typique, nous croisons de belles dames en Kimonos et cèdons la priorité à un pousse-pousse !!!

Avec l’aide de guides touristiques, nous commençons à découvrir les spécialités culinaires locales !

Valentin nous propose une petite halte chez le spécialiste local des bières japonaises et étrangères ! Loïc arrive à obtenir les recommandations du tenancier pour une excellente bière locale.

Nous poursuivons par une promenade digestive dans le parc d’Ueno. Seule une photo nous permet d’imaginer ce parc avec ses cerisiers en fleurs !!!

Il y aurait sûrement tant d’autres choses à découvrir encore dans cette mégapole de 37 millions d’habitants, mais demain nous la quitterons pour Hakone.

Des rives de la rivière Sumida, nous nous rendons à la Tokyo Skytree, dont le sommet est à plus de 600 mètres. Nous arrivons à réserver une visite pour 19h30 Du haut des 450 mètres de la plateforme accessible au public, la vue de nuit sur la ville est époustouflante ! Le voyage et le décalage horaire commencent à se faire sentir, il est temps de rentrer se coucher.

06 mai 2026

Les jeunes récupèrent moins bien que leurs parents du décalage horaire, il faudra frapper à leur porte pour les tirer du lit !!! A 10h00 nous partons pour la première visite du jour : le Palais Impérial et ses jardins.

La maquette, le vrai n’est pas accessible
Contraste vieilles bâtisses et gratte-ciels modernes
Contraste îlot de verdure et mégapole

Ensuite une balade au cœur de la jeunesse et de la mode nous mène de Shibuya l’un des grands centres de la ville au parc Yoyogi, immense poumon de verdure abritant le sanctuaire Meiji.

Le célèbre Shibuya crossing aux feux rouges ….
…. et aux feux verts
Des fûts de Saké ….
…. face à des fûts de Bourgogne !!!
Le sanctuaire Meiji

Sur le chemin du retour à notre hôtel, nous remontons l’avenue Takeshita dori à Harajuku appelée les Champs Elysées de Tokyo.

Pour souper nous décidons de retourner dans le quartier de Shibuya. Nous concluons cette journée en partageant un excellent Yakiniku.

07 mai 2026

A 09h00 nous nous engouffrons dans la bouche de métro pour rallier la station de Tsukij. Nous nous retrouvons rapidement dans une ambiance de marché où nous aurions pu acheter tous les aliments qu’un japonais consomme du plus commun aux plus étranges ! Au bout de la rue nous traversons la grande halle du marché aux poissons.  On espérait pouvoir assister à la criée du thon. Il y était aussi malheureusement interdit de prendre des photos.

Notre destination suivante du jour est le quartier Roppongi. Il est comparé au quartier des Halles à Paris. Il y est également construit une « Tour Eiffel » de 11 mètres plus élevée que la parisienne. D’après notre guide touristique (livre) un aquarium serait à visiter sur le site. Mais le personnel visiblement surpris par notre question nous conseille finalement la visite de l’aquarium de Shinagawa.

La Tokyo Tower
Petit gratte-ciel au milieu des grands
Temple Bouddhiste Zojoji
Monument funéraire

Au gré de ces découvertes insolites nous atteignons l’aquarium. Une petite pause de midi plus tard nous commençons la visite. Il nous faudra plus de deux heures pour admirer toutes les espèces de poissons et mammifères marins et assister aux spectacles des otaries des manchots et des dauphins.

En entrant dans un restaurant pour souper, choisi pour son identité japonaise, nous avons tous été surpris de voir deux fours à raclette exposés sur le comptoir !!

Le repas fut bien japonais

08 mai 2026

La première mission de la journée est de trouver un bureau pour l’enregistrement et l’expédition de nos valises. Dans les trains ce sera plus confortable. Par chance il y en a un à 5 minutes à pied de notre hôtel. La collaboratrice de Yamato Transport Co. Ltd est pleine de bonne volonté mais elle ne parle ni ne comprend un seul mot d’anglais !! Mais avec des cartes de mots clés, Google traduction, le vocabulaire de Valentin enrichi par des heures de dessins animés Manga et la patience nos bagages sont partis. Vous saurez bientôt si nous les reverrons !!!

La quittance d’expédition !

Quelques minutes de marche, quelques stations de métro et nous voilà en gare de Tokyo pour prendre le fameux train rapide Shinkansen. Arrivés en gare d’Odawara nous apprenons que le forfait JR acheté depuis la Suisse n’est pas valable sur le secteur que nous allons sillonner ces deux prochains jours ! Nouveaux forfaits en poche nous pouvons poursuivre enfin notre voyage. A peine assis nous constatons que les publicités qui tapissent les parois font toutes référence au Bernina Express ! Environ 40 minutes seront nécessaires pour atteindre St-Moritz, pardon Gora !!

Une des nombreuses références à la Suisse
Méthode japonaise pour faire virer un train à 180 degrés
La méthode Zig-Zag
Nous sommes bien à Gora au Japon

Le temps de passer par l’hôtel, d’avaler un petit hot dog et nous empruntons d’abord un funiculaire, puis deux téléphériques successifs. Nous survolons une immense mine de souffre, de laquelle, même à notre hauteur, nous sentons les émanations. Le téléphérique redescend ensuite jusque sur les rives nord du lac Ashi.

Nous espérons que la météo nous sera plus favorable demain et regagnons notre hôtel. Les Onsen font la réputation d’Hakone. Dès lors c’est aussi pour goûter à cette expérience que nous sommes venus jusqu’ici. Nous revêtons les vêtements appropriés et nous allons nous prélasser près de deux heures dans une eau de 38 à 42 degrés ! Les bassins sont aménagés dans un magnifique jardin.

Pour le souper et soirée du jour nous revêtons nos Kimonos !!!

09.05.2026

En préambule je dois apporter une précision : le matin du 6 mai, les jeunes ont certes eu de la peine à se lever, mais à leur décharge, le jour même du voyage ils ne se sont couchés qu’à environ 04h30 du matin heure locale. Je vous laisse faire le calcul des heures entre le levé à 05h00 heure suisse le 4 mai et le couché à 04h30 du matin heure locale japonaise le 6 mai !!! J’explique mais n’excuse pas !!!

Cette journée commence par un magnifique véritable petit déjeuner japonais.

Jusqu’au lac Ashi nous refaisons le parcours d’hier. Mais aujourd’hui avec une météo ensoleillée nous pouvons voir le fameux Mon Fuji.

Le Mont Fuji
En arrière plan le lac Ashi

Nous sortons de la télécabine pour embarquer sur un magnifique bateau Corsaire pour traverser le lac Ashi du Nord au Sud. Grâce au sol volcanique, la végétation est très dense.

Nous débarquons à Hakonemachi  et de là nous partons pour une balade qui devait nous mener à àce que nous croyions être un musée du thé. Il s’agissait en fait d’un magasin de vente de produits locaux. Nous en repartirons avec 4 oeufs noirs. Ces oeufs sont cuits dans les sources d’eau chaude d’Hakone. Ils réagissent avec la sulfure d’hydrogène et le fer ce qui noircit la coquille.

On se fait expliquer la raison de ces oeufs noirs

Notre balade se poursuit jusqu’à l’emplacement d’un temple bouddhiste où Loïc se plie au rituel religieux. Nous reprenons ensuite le bus jusqu’à Kowakidani. Nous descendons pour continuer en train jusqu’à Gora. Nous n’avons toujours pas bien compris le fonctionnement des transports publics mais au bout de 10 minutes de marche nous atteignons le bon arrêt qui nous amène à l’étape du jour : Gotemba ville de 85’000 habitants au pied du Mont Fuji. Arrivés à l’hôtel nous récupérons Nos valises, c’est de bonne augure pour la suite !

Que de voeux adressés !!

Nous terminons cette journée dans un petit restaurant où notre très locace Loïc nous engage dans un très sympathique et amical échange avec le patron du restaurant et deux convives locaux. A la surprenante question du tenancier, Valentin lui explique même comment servir la Suze ! Ce soir les parents sont fatigués avant les jeunes, nous les abandonnons pour aller nous coucher.

10 mai 2026

Selon l’application météo, c’est une matinée sans nuage qui est annoncée. A 08h30 nous nous déplaçons en direction de la gare de Gotemba. De là nous prenons un premier bus pour Kawaguchico. 40 minutes plus tard nous prenons un deuxième bus qui nous amène à la Fuji Subaru 5ème station. Il faut avouer à l’unanimité de nous quatre que le chauffeur n’était pas vraiment rassurant !!! Cette 5ème station est le point de départ le plus populaire des itinéraires pédestres permettant, pour la plus exigeante, d’atteindre le sommet du Mont Fuji. Tous ces itinéraires ne sont praticables que de juillet à septembre. Mais, d’une altitude de 2’400 mètres, le panorama est exceptionnel.

A 12h30 nous quittons le site. Juste avant de monter dans le bus, une dissipation passagère des nuages laisse apparaître le sommet enneigé du Mont Fuji.

De retour à Gotemba, le temps de passer par l’hôtel et nous nous dépêchons pour ne pas rater la navette de 17h00 reliant la gare de Gotemba à l’outlet premium ! C’est un immense centre commercial rassemblant sur un même site plus de 200 enseignes de marques. C’est également un point de vue idéal sur le Mont Fuji. Il m’a été difficile de choisir la meilleure des photos du Mont Fuji au couché du soleil !

L’allée ouest du centre commercial

Nous déposons nos achats à l’hôtel et partons à la recherche d’un restaurant. Le premier ferme à notre arrivée. Le deuxième sera déjà le bon. Belle découverte d’un restaurant où nous mangeons (presque) en tailleur à la coutume japonaise et nous cuisinons nous mêmes sur le teppanyaki inséré au centre de la table. Une petite balade digestive suivie d’un onsen et il est l’heure de se coucher.

11 mai 2026

Après avoir déjeuné, confiants cette fois, nous procédons à l’enregistrement pour l’envoi de nos bagages à Kyoto. On appréhendait un peu de réutiliser notre JR pass, aux renseignements en gare de Gotemba nous ne comprenons que le numéro de quai et l’heure de départ mais finalement tout s’est bien déroulé. Un premier changement à Numazu, un second à Mishima où nous embarquons sur le Shinkansen et nous nous retrouvons en gare de Nagoya vers 14h30

Le déjeuné de Valentin !
Une des nombreuses rizières
La gare de Mishima
Le fameux Shinkansen qui roule de 285 à 320 km/h

Nous prenons Nos chambres à l’hôtel et repartons déjà pour une visite du château de Nagoya et de ses jardins. Commandé en 1610 par le Shogun Tokugawa Leyasu ce château est un chef-d’œuvre de l’époque Edo conçu comme un bastion militaire stratégique.

Nous nous rendons ensuite sur le port de Nagoya. Depuis le toit d’un parking nous pouvons prendre de belles photos au couché du soleil.

Un bateau musée

Il est déjà 19h00 ! Nous nous engouffrons dans la première bouche de métro pour rallier le quartier commercial de Sakae où Shi, l’ami que Valentin et Loïc se sont fait samedi soir dernier, nous a recommandé une adresse où l’on mange très bien un met prisé à Nagoya : l’anguille grillée !

Nous rentrons à pied à l’hôtel en traversant les rues lumineuses et très animées du quartier de Sakae.

12 mai 2026

Nous repérons une bouche de métro à proximité de l’hôtel.

Le réseau du métro de Nagoya en légo

Pour cette première visite du jour nous rallions la station de Osu Kannon Nous nous retrouvons sur le site du temple Osu Kannon. L’histoire des nombreux temples japonais est marquée par l’introduction du Bouddhisme au VIème siècle, la fusion unique des croyances locales, et plus tard, par le mécénat des puissants Shoguns.

Des villes ne savent plus comment de débarrasser des pigeons. Ici, pour 100 Yen on achète en libre service une coupelle de graines et on les régale !!

Quelques mètres plus loin nous entrons dans un quartier de grandes rues commerçantes couvertes appelé shotengai. On peut y acheter probablement tout ce qui est nécessaire aux habitants de ce quartier populaire (nourriture, vêtements, Kimonos, baguettes, etc…).

Valentin propose une halte chez le spécialiste local de la bière japonaise et étrangère. Loïc obtient du tenancier sa recommandation pour une excellente bière japonaise.

Nous passons devant une horloge mécanique mais malheureusement nous ne verrons pas les poupées mécaniques en mouvement, notre timing n’était pas bon !

Nous reprenons le métro pour nous rendre à un jardin japonais. Dès que nous passons le portail d’entrée nous oublions instantanément que nous sommes au cœur d’une mégapole de 2.5 millions d’habitants (12 millions avec la banlieue). C’est dans une atmosphère très zen que nous flânons entre étangs, ruisseaux, cascades et forêt de bambous.

Nous nous extirpons avec peine de cette quiétude pour retrouver la vie trépidante des shotengai. Nous décidons alors de tenter l’expérience d’un Maid café. Des serveuses vêtues d’uniformes de domestiques ou de soubrettes (les Maids) accueillent les clients en les traitant comme leurs maîtres. Elles ne peuvent ni être touchées ni photographiées. C’est le jour de chance de Loïc, il gagne le privilège rarissime pour nous quatre d’être photographiés avec elles !!! C’était une expérience malaisante mais néanmoins amusante.

Loïc découvre qu’une promenade au sommet d’un building de 42 étages nous donne une vue panoramique imprenable sur Nagoya. En effet, assis sur un canapé, boisson rafraîchissante à la main, à 200 mètres du sol, nous réalisons mieux encore la grandeur de la ville.

Le chemin de promenade

En cette fin de journée nous nous rapprochons de l’hôtel et à proximité nous dénichons un bon  Yakiniku. Un onsen pour se détendre et voilà une nouvelle journée de découverte bien remplie qui se termine.

13 mai 2026

Nous nous retrouvons à10h00 à la réception de l’hôtel. Sur le chemin pour nous rendre à la gare nous faisons un petit détour par  le quartier Shikemichi pour passer devant les probablement dernières vieilles maisons japonaises datant de 1740 perdues au milieu d’une urbanisation moderne.

A 200 mètres des vieilles maisons

Le temps de réserver 4 places dans le Shinkansen et nous embarquons à 12h03 pour Kyoto.

Un peu plus de 100 km plus au sud et 30 minutes plus tard nous entrons en gare de Kyoto avec la pluie !

Nous profitons de l’un des nombreux restaurants de l’immense gare ferroviaire pour dîner. Le temps s’est levé et de belles éclaircies nous accueillent quand nous passons le portique du temple To-ji. Il fût fondé en 796 pour protéger la capitale. Il fut confié en 823 au moine Kübai. Il devint le berceau du Bouddhisme isotérique Shingon au Japon et abrite la plus haute pagode en bois du pays. C’est l’un des plus anciens et prestigieux monuments de Kyoto.

On choisit et on passe commande du repas avec une tablette

Il est temps d’aller prendre possession de notre logement. Pour ces quelques jours à Kyoto nous logeons dans une typique petite maison japonaise.

L’entrée
Les WC
La salle de bains
Le salon et salle à manger
Les lits à l’étage
Le petit jardin extérieur

Après un allé et retour pour récupérer nos bagages au bureau de Yamato Transport nous soupons dans un petit restaurant à deux pas de notre logement et nous rentrons pour nous coucher.

La gare de Kyoto
Une partie de l’intérieur de la gare de Kyoto

14 mai 2026

Aujourd’hui nous partons découvrir Kyoto à travers quelques uns de ses quartiers les plus célèbres. Le premier  sera le quartier de Gion Ichiho. Les ruelles sont bordées de maisons japonaises traditionnelles. Il n’est pas autorisé de photographier les Geisha, ces artistes et hôtesses traditionnelles japonaises expertes en arts raffinés pour divertir une clientèle aisée. Toutefois grâce aux rudiments de japonais de Valentin, nous avons une photo de Loïc et Valentin accompagnés de deux belles japonaises en costume traditionnel.

Nous poursuivons jusqu’à la Shinkyogoku. C’est un Shotengai (rue commerçante couverte), où Christine se trouve un joli pull. Avant de quitter le quartier nous dégustons de délicieux Londonyaki.

Fabrication et dégustation de londonyaki

Nous poursuivons notre chemin en passant devant le temple Hõkan-ji (yasaka Pagoda). C’est un temple bouddhiste de l’école Zen Rinzai et célèbre pour son emblématique pagode à 5 étages (yasaka -no-to) haute de 46 mètres.

De jeunes mariés profitent des jardins pour leurs albums photos

Nous flânons dans le quartier bondé de Sannen Saka. L’architecture des maisons y est typiquement japonaise.

Nous terminons cette journée de découverte en nous promenant plus de deux heures dans les jardins du Fushimi-Inari Taisha. Fondé en 711 par le clan Hata sur le Mont Inari c’est le sanctuaire Shinto le plus important des 30 000 dédiés à Inari divinité du riz et de la prospérité. Célèbre pour ses milliers de torii en bois rouge il est devenu le lieu de prière des commerçants pour la réussite, avec une longue histoire marquée par le patronage impérial et les reconstructions après les incendies. C’est un des sites les plus visités de Kyoto.

Ils ne sont pas seulement décoratifs

Un magnifique chemin pédestre en forêt, traversant notamment une forêt dense de bambous nous ramène au point de départ de notre visite. C’est par un beau couché de soleil sur la ville de Kyoto que nous reprenons le train pour rejoindre la gare de Kyoto.

Nous avons la surprise de pouvoir observer des sangliers

Au terme de ces quelques 18 km de marche nous décidons d’acheter quelques bentos (plats précuisinés) au supermarché du quartier et de souper au logis.

15 mai 2026

4 stations de métro et nous sortons à la station Marutamashi. Le ciel est bleu mais le site est noir de monde ! C’est le jour de la célèbre parade Aoi. Elle rassemble plus de 500 participants costumés en tenues aristocratiques de l’époque Heian. Grâce à la forme athlétique et acrobatique de nos enfants j’ai quelques photos pour mon blog.

Il ne sera malheureusement pas possible de visiter les jardins intérieurs du Palais Impérial aujourd’hui. Nous contournons les fortifications et nous décidons de nous rendre à pied jusqu’au Kinkaku-ji (Palais doré).

Environ 50 minutes de marche plus tard nous arrivons au fameux Kinkaku-ji. Monument inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco il attire bien évidemment les foules ! Il suffit de faire quelques mètres seulement pour comprendre cet engouement. C’est un temple bouddhiste zen célèbre pour ses deux derniers étages recouverts de feuilles d’or. Construit en 1397 par le Shogun Ashikaga Yoshimitsu comme villa de retraite, il a été transformé en temple Rokuon-ji après sa mort.

Nous traversons encore les jardins et 30 minutes de marche nous attendent pour atteindre la gare ferroviaire la plus proche pour poursuivre vers notre but : le parc Arashimaya.

Préparation d’un frappé glacé
Une rue typique en banlieue de Kyoto

Loïc nous fait un peu presser le pas, lorsqu’il découvre que le parc ferme dans 45 minutes ! Mais heureusement nous arrivons à temps pour découvrir un site offrant un panorama exceptionnel sur la ville de Kyoto et dans lequel se promènent librement des singes. Le macaque japonais (Nihonzaru) est une espèce insulaire présente depuis des millénaires ni importée ni en captivité. Au fil de l’histoire leur statut a évolué d’une figure spirituelle et messagère des dieux à celui d’animal sauvage protégé.

Nous faisons encore quelques photos du célèbre pont Togetsukyo emblème historique d’Arashimaya à Kyoto enjambant la rivière Katsura sur 155 mètres. Construit vers 836, il fut reconstruit en 1934 en béton armé, conservant un aspect traditionnel tout en modernisant sa structure.

En rejoignant la gare notre regard est attiré par une petite voiture ressemblant à une Rolls Royce. C’est en effet une réplique réduite de la fameuse Phantom de 1934, qui elle est dans le garage !

La petite ….
…. et voilà sa grande sœur !
Le mode de locomotion de 1868
Entrée en gare de Kyoto vue de l’avant du train

Nous voilà de retour en gare de Kyoto. Avant de rentrer nous montons au 12ème étage de cette immense gare de Kyoto pour accéder à une passerelle avec vue sur la ville.

Nous achetons 4 bentos que nous dégustons à notre logis. Nous préparons encore la journée de demain et partons nous coucher.

16 mai 2026

Aujourd’hui nous nous déplaçons à Osaka. Grâce au Shinkansen, il nous faudra environ 50 minutes pour nous retrouver dans la grande et belle gare d’Osaka. La première gare a été inaugurée en 1874. En 1901 elle est démolie et reconstruite sur son emplacement actuel. De 1906 à 1930, avec la démographie, elle devient le nœud de transport tentaculaire avec l’arrivée des compagnies privées et du métro. Aujourd’hui c’est un bâtiment moderne avec de nombreux commerces et restaurants.

Juste en face de la gare se dresse le fameux Umeda Sky Building. Le bâtiment a été conçu par l’architecte Hiroshi Hara. Il est achevé en 1993. Initialement imaginé comme le projet futuriste de la « Cité de l’air » avec 4 tours interconnectées, le design a été réduit aux deux tours jumelles emblématiques actuelles   en raison de la crise économique et immobilière japonaise des années 1980. On accède à la plateforme sommitale par un ascenseur puis par un escalier roulant suspendu à près de 200 mètres du sol ! La vue panoramique sur Osaka est exceptionnelle surtout avec ce beau temps !!

L’accès à la plateforme sommitale depuis le dernier étage
Une maquette du projet final

En 5 stations du train régional JR, nous arrivons aux portes du quartier de Shinsekai. Dans ce quartier très animé il y règne une ambiance mélangée mi fête foraine mi rue commerçante. Loïc et Valentin tentent leur chance au tire-pipe avec une fortune diverse.

Un autre quartier d’Osaka est recommandé à la visite par tous les guides touristiques : le quartier de Dotonbori Chũõku. Il est comparé au Times Square londonien. Dans cette foule très dense, nous trouvons une petite table en terrasse sur les bords de la rivière Dotonbori pour nous reposer et nous rafraîchir avec une bonne bière locale.

Il est déjà 18h00 et une petite faim se fait sentir. Nous cherchons et finissons par trouver un restaurant servant les spécialités culinaires d’Osaka : les Takoyaki, délicieuses boulettes dorées et croustillantes fourrées au poulpe et les Kushikatsu, brochettes de viande de poisson et de légumes panées et frites.

Nous rentrons en Shinkansen sur Kyoto avec quelques souvenirs et découvertes supplémentaires.

17 mai 2026

20 minutes de train nous séparent de la station Uji. Cinq minutes de marche et nous entrons sur le site du temple Byõdõ-in. Ce temple est un joyau du bouddhisme japonais. Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, il est célèbre pour son pavillon du Phénix, un chef-d’œuvre architectural de la période Heian illustrant la vision de la terre pure.

Uji

Quelques pas pour retourner à la gare de Uji et de là nous continuons jusqu’au terminus de la ligne à Nara. Deux visites sont au programme. Nous commençons par le parc de Nara. C’est un immense jardin dans lequel se promènent librement des daims. Fondé en 1880 c‘est un vaste espace de plus de 500 hectares au pied du Mont Wakakusa. Les quelques 1200 daims en liberté y sont considérés comme des messagers divins depuis la construction du sanctuaire Kasuga Taisha il y a 1400 ans.

Nous passons sous l’impressionnant portique d’entrée pour découvrir l’imposant temple Todai -ji. Il a été fondé au VIIIème siècle par l’empereur Shõmu pour devenir le centre du bouddhisme japonais. Son histoire est marquée par la construction de l’immense Grand Boudha (Daibutsu). L’édifice a longtemps détenu le record du plus grand bâtiment en bois au monde.

Loïc se prête à la coutume locale de passer dans l’étroit passage au travers d’une colonne. La taille du passage correspond à la grandeur d’une narine du Grand Boudha. Si le visiteur parvient à se faufiler et traverser ce trou, il connaîtra l’éveil spirituel dans sa prochaine vie !

Il a réussi à traverser !

Nous flânons dans les rues commerçantes de Nara en direction de la gare. A 18h50 un train nous ramène à Kyoto.

Nous partageons l’apéritif dans le bar au sommet de la tour de Kyoto. Une halte au supermarché pour faire quelques courses et nous voilà de retour à notre appartement.

18 mai 2026

Le temps est toujours estival, nous validons tous pour partir pour Kobe. Le trajet coûte un peu plus de CHF 5.00 par personne pour une heure de train ! De la gare de Sannomiya  au jardin des Herbes de Nunobiki il nous reste 800 mètres à parcourir à pied. Une télécabine nous amène au sommet du site.

Kobe
La ville de Kobe en arrière plan

Le contraste entre la mégapole de 1.4 millions d’habitants et ce jardin extraordinaire est saisissant. Quelques minutes de montée et nous nous retrouvons dans un univers de fleurs et de senteurs, loin des grands buildings et du bruit de la ville. Nous traversons une petite exposition explicative et commençons une première balade dont le point d’orgue est une serre de fleurs tropicales jouxtant une magnifique terrasse avec vue sur Kobe.

Ci et là des terrasses diverses équipées de balancelles, canapés ombragés, hamacs et filets suspendus invitent à la sieste !

Vue du canapé

Un petit rafraîchissement par cette température de 32° est le bienvenu. Nous poursuivons ensuite cette balade jusqu’à la station de téléphérique qui nous redescend en ville.

Nous traversons sans nous y attarder le quartier de Kitano-cho où il règne une atmosphère très européenne pour nous rendre au parc Meriken en bord de mer. Nous nous attardons sur un mémorial aux victimes du tremblement de terre de 1995. Les quelques chiffres affichés et la portion du quai préservée telle que détruite en 1995 font froid dans le dos.

Quelques chiffres !
Une photo de 1995 pour illustrer l’ampleur du séisme !

Nous sommes dans la capitale du célèbre bœuf de Kobe. Valentin nous a déniché un restaurant au cœur de Kobe pour savourer un Yakiniku de cette fameuse viande.

La rue du restaurant

Après cet excellent repas nous reprenons le train pour Kyoto et rentrer nous coucher.

19 mai 2026

Il y a quelques jours nous n’avions pas pu accéder aux jardins du Palais impérial de Kyoto. En sortant de la bouche de métro nous faisons quelques pas avant d’entrer dans l’immense parc à l’intérieur duquel se trouve le Palais impérial. Nous contournons l’enceinte et nous accédons au site. Le long d’un itinéraire fléché nous pouvons admirer cette architecture typique et un splendide jardin japonais.

Un des portiques d’accès

Le Palais impérial de Kyoto (Kyoto Gosho) fut la résidence des empereurs japonais de 794 jusqu’en 1868, date à laquelle la capitale fut transférée à Tokyo. Souvent détruit par des incendies au cours des siècles, le complexe actuel a été fidèlement reconstruit en 1855 dans le style de la période Heian.

Le travail minutieux d’un des jardiniers du parc

Passionnés de culture et d’histoire japonaise par le biais de jeux vidéos, Nos enfants nous proposent la visite d’un musée consacré aux Samouraï et Ninja. Au terme d’une très intéressante visite, le temps d’une photo, nous nous sommes glissés dans l’armure de ces membres de l’ancienne caste militaire qui a dominé le Japon féodal pendant près de 700 ans. Au service d’un seigneur (daimyo) ou du chef militaire suprême (Shogun), ces guerriers d’élite étaient dévoués corps et âme à leur fonction.

Nous terminons l’après-midi par faire un peu de shopping dans les rues commerçantes de Kyoto.

Ils ont trouvé le couteau japonais qu’ils cherchaient

C’est déjà notre dernier jour à Kyoto. Nous bouclons nos valises pour les expédier à Kumamoto.

Nous concluons cette journée par un teppanyaki.

20 mai 2026

De la gare de Kyoto nous prenons un train régional jusqu’à Shin Osaka. De là nous montons dans le Shinkansen pour un arrêt à Himeji. Dans cette ville nous venons visiter le château d’Himeji, surnommé également le Héron blanc. En 1333 sont érigées les premières fortifications sur le Mont Himeyana. Fin du XVIème siècle le seigneur Hideyoshi Toyotomi transforme la place forte en un château. En 1609 le complexe actuel prend sa forme définitive. En 1868 le château échappe miraculeusement aux décrets de destruction de l’ère Meiji. En 1945 le château survit aux lourds bombardements, même des bombes tombées sur l’édifice n’explosent pas. En 1993 le château devient le premier site du Japon à être inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Les figures ornant le sommet du château
Vue intérieure du 1er étage
Plan en coupe
Oratoire du dernier étage
Maquette à l’échelle ayant servi aux travaux de rénovation
Chemin de ronde …..
…. appelé Musa-bashiri (le couloir des guerriers)

Notre billet nous donne également accès à un magnifique jardin japonais, dont il est difficile de s’extraire.

Nous mangeons sur le pouce avant de reprendre le Shinkansen de 15h46 pour Hiroshima.

Notre guide local !

En 50 minutes nous nous retrouvons à Hiroshima, ville peuplée d’1.4 millions d’habitants. A notre échelle de Montheysans ça reste une mégapole. Nous nous rendons à notre hôtel, allégeons nos sacs à dos et partons pour une première exploration des lieux.

L’affichage dans le Shinkansen en anglais ….
…. et en japonais !

Vers 19h00 nous cherchons un restaurant pour manger la spécialité culinaire locale : l’okonomyaki, une épaisse crêpe salée japonaise composée d’une pâte à base de farine, d’oeufs et de chou émincé. Elle est garnie de viande, de fruits de mer ou de légumes. Arrivés à l’adresse choisie, nous trouvons portes closes. Le commerçant voisin nous explique tant bien que mal qu’il est fermé, mais il nous conseille une adresse, dont nous ne serons pas déçus.

La spécialité est cuisinée devant nous

Tenue au chaud devant nous, chacun mange sa crêpe à son rythme

Après ce copieux repas, nous sommes contents d’avoir une vingtaine de minutes à marcher pour rejoindre notre hôtel.

Un dernier petit café et nous nous donnons rendez-vous demain matin à 08h30

21 mai 2026

Nous partons pour 30 minutes de marche en direction du Parc pour la paix sous la pluie. Heureusement les japonais sont prévoyants, il y a des parapluies en libre service ! Même si l’image du fameux dôme a été maintes fois vue, de l’avoir aujourd’hui en face de nous c’est réaliser toute l’horreur de ce 6 août 1945. Construit en 1915 comme Palais des expositions, le bâtiment a miraculeusement survécu à l’explosion de la bombe atomique malgré sa proximité avec l’hypocentre. Il est aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le rayon touché par l’explosion
Une maquette du bâtiment avant et après l’explosion

Nous nous arrêtons devant le monument dédié aux étudiants mobilisés. Il rend hommage aux milliers d’étudiants japonais contraints de travailler dans les usines d’armement ou de démolir des bâtiments. Plus de 6 300 d’entre eux périrent le 6 août 1945.

La tour de l’horloge de la Paix a été érigée en 1967, ses trois piliers symbolisent des mains en prière. Son carillon retentit chaque jour à 08h15, l’heure du bombardement pour lancer un appel mondial : « Plus jamais Hiroshima »

La cloche de la Paix est un symbole majeur de l’engagement de la ville contre le nucléaire. Chaque année le 6 août elle retentit pour marquer le tragique anniversaire de 1945 et appelle au recueillement.

La flamme de la Paix symbolise la lutte éternelle pour l’abolition des armes nucléaires. Alumée le 1er août 1964, sa flamme provient de l’île sacrée de Miyajima où elle aurait brûlé sans interruption depuis le VIIIème siècle. Le socle en béton représente deux mains jointes serrées et paumes ouvertes vers le ciel symbolisant le réconfort apporté aux victimes implorant de l’eau et une prière pour l’élimination des armes nucléaires.

Sous cette arche est scellé le registre de toutes les victimes du 6 août 1945

Nous vivons un moment émouvant lorsque des enfants entonnent un chant devant l’un des monuments du souvenir.

Des enfants chantent.

Nous visitons encore le musée d’Hiroshima pour la paix. Des photos de la ville détruite et de victimes agonisantes nous plongent dans l’enfer de ces mois qui ont suivi le bombardement.

Nous faisons encore un détour par le musée de l’école de Fukuromachi. Le bâtiment de l’école élémentaire, situé à 460 mètres de l’hypocentre, a résisté et devient un abri puis un centre de secours d’urgence. Le sous-sol préserve aujourd’hui des murs recouverts de messages déchirants écrits par les survivants à la recherche de leurs proches.

Nous terminons cette journée par un peu de shopping et un bon okonomiyaki.

Le plus adroit d’entre nous aux baguettes.

Sur le chemin du retour à l’hôtel, Valentin et Loïc s’essayent au Pachinko. C’est un appareil pouvant être décrit comme un croisement entre un flipper et une machine à sous. Il faudra l’aide d’une collaboratrice de la salle pour en comprendre les règles !!!

22 mai 2026

En route pour Kumamoto en Shinkansen, le temps m’est donné de vous parler d’une expérience que quasi tout voyageur au Japon aura connu. Un besoin naturel se fait sentir. Vous vous enfermez dans une cabine. Soulagé, vous parcourez rapidement l’environnement du regard et vos yeux s’arrêtent sur un étrange tableau de commande ! Le vent de panique passé, vous scrutez attentivement les dessins. Il faut reconnaître qu’ils sont explicites. Un peu hésitant vous appuyez fébrilement sur le bouton que vous pensez être le bon. Après un petit sursaut de surprise vous commencez à vous détendre. Confiant en l’efficacité du système, vous quittez enfin la cabine. Il faut savoir enfin que le principe des WC-douche a été inventé en 1956 par le zurichois Hans Maurer !

À la mi-journée nous arrivons à Kumamoto. Nous prenons possession de nos chambres, récupérons nos bagages et partons pour le centre ville. En 15 minutes nous arrivons dans le quartier de Sakuranobaba. Dans ce quartier historique reconstitué, nous goûtons quelques spécialités locales sucrées donc les excellents ningyo-naki (poupée cuite au four).

Nous poursuivons notre promenade en passant devant le monument aux statues de Meiji entourant Yokoi Shonan, Samouraï et grand réformateur politique de la fin de l’époque Edo originaire de Kumamoto.

Vous ne verrez pas sa tête, j’ai mal cadré ma photo !

Quelques centaines de mètres plus loin nous pouvons voir le château de Kumamoto. Bati entre 1601 et 1607 par le célèbre seigneur féodal Kato Kiyomasa il est l’une des forteresses les plus célèbres du Japon. Fortement endommagé par le séisme de 2016, il est en cours de restauration. La réouverture complète est prévue à l’horizon de 2052 !

Les pierres alignées et inventoriées

Nous retournons au centre ville, croisons un immense Shotengai et, un peu à l’écart, nous entrons dans un restaurant pour découvrir l’un des repas typique de Kumamoto : basashi (sashimi de cheval). Ce sont des tranches de viande de cheval crue, dégustées avec de l’ail, du gingembre et de la sauce soja sucrée.

Shotengai
Basashi

23 mai 2026

Aujourd’hui nous quittons la ville pour une excursion nature. La première partie du trajet se fait avec un train que je qualifierais de train touristique. Ce sont deux voitures propulsées par un moteur diesel. Les sièges sont en tissu. Le sol est un parquet en bois et les fenêtres sont habillées de rideaux. La ligne date du début 1900. Fortement endommagée lors du séisme de 2016, la ligne principale fût réouverte en 2020 et la totalité du réseau en 2023.

De la gare d’Aso Hakusui nous montons dans un bus qui nous amène au cœur du caldeiras d’Aso. C’est l’une des plus vastes au monde avec un périmètre d’environ 120 km. Des cinq sommets d’Aso, au centre se trouve le Mont Takadake le plus haut (1 592 m) et le Mont Nakadake dont le cratère est toujours actif. La vapeur s’élevant de son cratère est bien visible loin à la ronde. Nous partons pour une promenade de deux heures dans un décor lunaire, coloré par les azalées en fleurs.

Le volcan Nakadake….
….et sa caractéristique volute de vapeur

Une demi heure de bus et une heure et demie de train et nous voilà de retour à Kumamoto.

Un petit somme réparateur pour certains !

Nous dénichons un petit restaurant qui sert une spécialité du coin à laquelle nous n’avons pas encore goûté : le ramen (plat emblématique japonais composé pour la base de  nouilles, de tare ou base d’assaisonnement, de bouillon et complété de garnitures diverses.

Les 30 minutes de marche pour rallier l’hôtel sont appréciées. Certains et certaine profiteront encore du spa de l’hôtel avant d’aller de coucher.

24 mai 2026

En descendant encore d’environ 200 km plus au sud, nous sortons des circuits touristiques les plus habituels pour nous rendre à Kagoshima.

La gare de Kagoshima
Souvent impressionnés par la taille des arbres

C’est la ville natale du samouraï Saigo Takamori. Il est l’une des figures emblématiques de l’histoire du Japon. Surnommé le dernier vrai samouraï, il a joué un rôle crucial dans la fin du Shogunat et la modernisation du pays avant de se retourner contre le nouveau gouvernement impérial lors de la rébellion de Satsuma.

Saigo Takamori

Okubo Tochimichi est un homme d’état japonais et l’un des trois principaux fondateurs du Japon moderne lors de la restauration de Meiji. Ancien samouraï il a dirigé la transition du pays d’un système féodal vers un état centralisé et industrialisé.

Okubo Tochimichi

Nous traversons un joli parc dédié à leur mémoire.

Calendrier luni-solaire (kyureki)

Le monument de reconstruction des dommages de guerre commémore la fin des projets de reconstruction de la ville après les bombardements de la seconde guerre mondiale.

Monument
de reconstruction des dommages de guerre

A l’est de la ville de Kagoshima se dresse l’imposant volcan de Sakurajima. C’est l’un des volcans les plus actifs du Japon. Il entre fréquemment en éruption, projetant des panaches de cendres à des milliers de mètres d’altitude, comme observé lors d’une mise en activité récente début mai de cette année. Il nous a épargné de toute frayeur aujourd’hui et s’est laissé admirer dans sa quasi totalité !

Nous profitons de cet endormissement momentané pour nous en approcher encore davantage. Nous embarquons sur un ferry à deux étages de véhicules et débarquons au pied du volcan.

Les rampes 1er et 2ème ponts pour débarquement des véhicules
Passerelles des 1er et 2ème ponts pour débarquement des passagers.

Nous marchons une centaine de mètres pour arriver dans un parc où nous attend un très agréable bain de pieds dans une eau volcanique à 40° C’est une récompense méritée pour nos pieds qui, depuis le premier jour au Japon, nous supportent à raison de plus de 13 km par jour.

Nous reprenons le ferry. 35 minutes de marche et nous nous retrouvons à la gare. A une minute près, nous attrapons le Shinkansen de 19h01 ! A 20h00, en gare de Kumamoto, nous décidons de souper avant de rentrer à l’hôtel.

Apéritif à bord !

25 mai 2026

C’est une journée moins dense en excursions et découvertes. Il nous faut commencer à penser au retour avec une première étape Kumamoto – Tokyo. C’est un trajet d’environ 6 heures en Shinkansen. Nous n’aurons qu’un seul changement à Shin-Osaka. Le confort et la  vitesse font oublier la distance  !

La vitesse instantanée du train

Arrivés à Tokyo, nous mettons nos grosses valises en consigne et nous nous rendons en métro à notre hôtel, situé au cœur du quartier le plus animé de Tokyo : Shibuya. Il est déjà 20h00 et nos estomacs nous rappellent à leurs bons souvenirs. Repus nous faisons encore un crochet par le fameux Shibuya crossing. Quelques photos de la vie nocturne du quartier et nous rentrons nous coucher.

26 mai 2026

Nous commençons cette journée par une expérience mignonne, que je n’aurais jamais imaginée : prendre un café en compagnie de chats ! Chacun d’une quinzaine de chats, vient à sa guise quémander une caresse ou une gourmandise.

Après ce passage au « Cat café », nous consacrons cette dernière journée au Japon pour faire du shopping et espérer dénicher la bonne affaire.

Tout à droite de la photo, avant de traverser le Shibuya crossing, ….
…. il y en a une qui a trouvé son bonheur !!

A 18h30 nous quittons le quartier de Shibuya pour retourner à la gare de Tokyo récupérer nos valises consignées. Nous achetons nos billets de train et embarquons sur le Narita Express pour rallier l’aéroport.

Encore 10 minutes de taxi et nous sommes à l’hôtel. Nous déposons les valises dans les chambres et allons souper dans le seul restaurant encore ouvert dans ce secteur désert de l’aéroport de Narita.

Nous préparons nos bagages pour demain et nous allons dormir.

27 mai 2026

A 08h40 une navette nous emmène de l’hôtel à l’aéroport. Nous enregistrons nos bagages et restituons le pocket WiFi. Jusqu’à l’embarquement nous faisons nos dernières emplettes dans la zone hors taxes. Avec un peu de retard nous montons à bord de l’avion du retour.

Comme à l’aller, le retour est sans histoire. Nous récupérons nos valises et prenons le train pour Wiedikon où Bruno nous attend avec la voiture et du chocolat Suisse ! Un petit crochet par Stellikon pour ramener Bruno et embrasser Sabine et nous prenons la route pour Choëx. Il est déjà temps de conclure mon récit .  Comme on nous l’avait conseillé, nous recommandons à notre tour cette destination. C’est une riche culture, des mégapoles fascinantes et de très beaux paysages. C’est aussi le souvenir d’un voyage partagé en famille avec beaucoup de bonheur et de complicité.